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Stéphane Thibault >_

Les dialectes grecs se répartissent de la façon suivante :

  1. l’arcado-cypriote, qui comprend l’arcadien, le cypriote et le pamphylien et dont nous n’avons que des inscriptions.
  2. l’ionien-attique, qui comprend l’ionien d’Asie, l’ionien des îles et l’Attique [sic.]. C’est en Attique que s’expriment la plupart des grands prosateurs de l’époque classique (Thucydide, Platon, Xénophon, Isocrate, Lysias, Démosthène). Parmi les œuvres rédigées en ionien, on retiendra celle de l’historien Hérodote et celle du médecin Hippocrate.
  3. l’éolien, utilisé en Thessalie, en Béotie et dans l’île de Lesbos. C’est en lesbien que le poète Alcée et la poétesse Sappho ont rédigé leurs œuvres.
  4. le dorien, utilisé dans la plus grande partie du Péloponnèse, en Crète, dans le sud de l’Asie mineure (Halicarnasse, Cos), à Rhodes et en Grande-Grèce, notamment à Syracuse. L’une des plus grandes œuvres rédigées en dorien est celle du poète Pindare. Les Doriens représentent le dernier groupe des envahisseurs indo-européens : ce sont eux qui ont détruit la civilisation mycénienne et ont provoqué les migrations éoliennes et ionienne vers l’Asie mineure. Après leur passage, la Grèce continentale, plongée dans le chaos, connaît une éclipse de plusieurs siècles.

Au dorien se rattachent les parlers du nord-ouest : Phocide, Locride, Etolie, Epire [sic.].

Gravil, Jean-Louis et Claude Mauroy (1995). Le grec par les textes, 4e-3e et grands commençants : 1re année, avec la collaboration de Nicole Gravil, Baume-les-Dames (France), Magnard, p. 10.

Stéphane Thibault >_

L’histoire est connue. Minos roi de Crète a une femme, Pasiphaé, qui s’éprend d’un taureau et engendre un monstre mi-homme mi-taureau, le Minotaure. Pour enfermer celui-ci l’architecte Dédale construit à Cnossos un labyrinthe dont il est presque impossible de sortir. Minos réclame chaque année en tribut aux Athéniens l’envoi de sept jeunes garçons et sept jeunes filles qui doivent être offerts au monstre. Thésée, le fils du roi d’Athènes Égée, s’embarque parmi eux et grâce aux conseils de la fille de Minos, Ariane, réussit à tuer le monstre et à ressortir vivant du labyrinthe. Ainsi finit la sujétion d’Athènes envers Minos.

Ceci est un récit mythique raconté à des fins d’explication et de légitimation. Dans ce cas, il s’agit de doter le héros Thésée, ancêtre des Athéniens, de tout un cycle d’exploits (le meurtre du Minotaure en est un parmi d’autres) pour qu’il rivalise en importance avec un autre héros fort célèbre, Héraclès, dont se réclament d’autres cités grecques à l’époque classique et en particulier Sparte. Il faut se détourner de l’utilisation directement historique des mythes, leur interprétation est beaucoup plus complexe, ils ne sont en tout cas pas des chroniques historiques. Et l’on peut fort bien reconnaître le caractère extraordinaire pour l’époque de la présence des Crétois hors de leur île sans pour autant parler d’empire.

Orrieux, C. et P. Schmitt-Pantel (1995). Histoire grecque, Paris, PUF, p. 24.

Stéphane Thibault >_

Stéphane Thibault >_

Bienvenue parmi nous ma belle Victoria. Il semble que tu sois née au petites heures du matin ce mardi 19 janvier 2009, vers les 4h30, à l’hôpital de Granby. Je félicite spécialement maman Katherine Turgeon, papa Mathieu Desmarais, ton grand frère Maël et ta grande soeur Juliette.

Ton grand cousin va venir te voir dès qu’il a une chance. D’ici là, je t’embrasse très fort et j’ai bien hâte de voir tes photos : )

Stéphane Thibault >_

Jocelh'hein - 20 ans et de quelques lunes…

20 ans et de quelques lunes…

À Montréal, le 18 janvier 2010 à l’âge de 47 ans, est décédé Jocelyn Pichette, chansonnier dans l’âme, il laisse un doux souvenir aux usagers du métro Montmorency de Laval et ceux du métro Henri-Bourassa, cela depuis plus de 25 ans.

Il laisse dans le deuil sa mère Lucille, ses deux sœurs Carole (Gilles) et Chantal (Pierrot), son amie-de-cœur Lucie Gagné, neveux et nièces, parents et amis.

La famille accueillera parents et amis au
6700 Beaubien E., Montréal.

Heures des visites
Samedi le 23 janvier 2010
14h00 à 16h00

Les funérailles auront lieu le 23 janvier 2010, 16h00, à l’adresse suivante :
Chapelle du complexe.

Pour plus d’informations : Salon Urgel Bourgie

Retrouver l’originel
avec une touche originale

Salut mon cher Alfred,
Salut ma petite grenouille,
Salut mes petits poupous.

Jocel'hein - Signature

 

Jocel’hein eul’chansonnier,
Jocelyn Aladin,
Jocelyn Pichette.

Stéphane Thibault >_

Stéphane Thibault >_

En terminant le cours de ce jeudi 14 janvier 2010 dernier, j’ai eu une discussion avec l’une de nos collègues qui m’indique qu’un bref retour sur le choix de mes méthodes pédagogiques s’impose peut-être. Voici donc quelques unes des réalisations auxquelles je suis parvenu au cours de cette discussion.

Par nature (entendre ici qui n’est pas sur le point de changer…), mon mode discursif est ce que nous appelons le discours tangentiel. En fait, quand j’écris « nous », je crois avoir souvenir que ce nous renvoie plus spécifiquement à ami professeur de psychologie (que je salue au passage), mais puisqu’il s’agit ici précisément d’une incise à nature tangentielle pour illustrer mon point, je ne m’étendrai pas davantage sur le sujet… Bref, le propre d’un discours tangentiel (par opposition à un mode discursif de type linéaire) est celui de l’arborescence ; le sujet ou thème principal en constitue le tronc, l’aspect secondaire la branche et les éléments aux apparences anecdotiques les feuilles.

Or, après une recherche rapide sur le web, il semble que ce que j’avais considéré à l’époque comme un qualificatif intéressant pour représenter ma façon de m’exprimer soit à rapprocher de la schizophrénie… Intéressant… J’ose simplement espérer que c’est dans de tels cas qu’on dit que le génie se rapproche de la folie ! Bah, au pire, c’est un vieux rêve de jeunesse que je caresse que de devenir un scientifique fou anyway

Dans le contexte du cours toutefois, ce trait de ma personnalité pourrait s’avérer un peu plus problématique à la rétention d’information pour ceux d’entre vous moins familiers avec ce mode discursif. Si je pouvais vous donner un conseil afin de vous éviter de vous perdre en forêt, rappelez-vous simplement que les personnes qui tiennent un discours de type tangentiel ne perdent jamais le tronc de vue. Je vous assure qu’à la fin de la session, vous verrez clairement l’arbre qui se dessine progressivement branche après branche, feuille après feuille.

Stéphane Thibault >_

Vendredi dernier, j’ai reçu un courriel d’un ancien collègue (que je salue au passage) me signalant la présence d’un sondage sur le site de l’UQAM concernant le programme Éthique et culture religieuse (ÉCR). Dans le corps du message, la personne ayant lancé la chaîne écrivait alors : « Je crois que nous avons avantage à le faire circuler pour que les gens qui sont en faveur du programme puissent s’exprimer, car je soupçonne présentement qu’il circule surtout chez ceux qui sont contre […] ».

Je consulte donc rapidement le site en question, le site de nouvelles de l’UQAM, et je répond au sondage en me disant que je ferai circuler à mon tour l’information au cours du week-end. Eh bien deux jours plus tard, ledit sondage était bien sûr déjà clos…

11 janvier 2010

Êtes-vous en faveur du nouveau programme Éthique et culture religieuse offert aux élèves du primaire et du secondaire?

Non (84 %)
Oui (16 %)

Nombre de participants 1352

UQAM (2010). « Archives des sondages », en ligne, <http://www.nouvelles.uqam.ca/index.php?action=sondages>, consulté le 2009-10-17.

Il est toujours difficile de savoir quelles seront les suites d’un tel sondage, mais au cours de mes dix années d’implication étudiante auprès des instances de l’UQAM, j’ai appris que les personnes intéressées par les résultats de tels sondages, en apparence si anodins soient-ils, trouvent toujours le moyen d’en extraire le contenu hors de son contexte au moment opportun.

Je suis d’autant plus troublé que ceux d’entre vous qui me connaissez savez pertinemment que je suis sans conteste plus politisé que la moyenne des gens, que je siège sur le comité exécutif de la Société québécoise pour l’étude de la religion (SQÉR) depuis 2004, et que je suis chargé de cours (donc actif et présent…) cet hiver à l’UQAM. Malgré tout, il aura néanmoins fallu une chaîne de courriels transmise par l’intermédiaire d’un collègue que je n’ai pas vu depuis des années pour que l’information parvienne jusqu’à moi.

Peut-être ne suis-je plus représentatif aux yeux de l’UQAM de la « population générale » qu’elle désire sonder, ou peut-être aurais-je du aller au devant d’une information que plus d’un millier d’internautes avant moi auront su trouver… Peut-être n’est-ce qu’un sondage sans conséquence. Peut-être est-ce un indice probant qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour éduquer une population qui comprend mal les transformations sociales en cours, mais qui sait très bien où trouver les endroit où crier son mécontentement.

Peut-être que le technoreligiologue que je suis a fait un test rapide sur le nouveau sondage pour constater qu’il était très facile de voter à plus d’une reprise, ce qu’on ne vous dira probablement pas le jour où l’on décidera de citer les résultats de ce sondage hors contexte…