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	<title>Stéphane Thibault &#187; REL1174</title>
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		<title>Notes finales du REL1174</title>
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		<pubDate>Thu, 20 May 2010 20:21:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Nombres d&#8217;étudiants et étudiantes du REL1174 m&#8217;ont contacté par courriel cette semaine afin de savoir quand seront diffusés les résultats finaux. Tel que je l&#8217;ai mentionné en classe lors du dernier cours, la date officielle du dépôt des notes était prévue pour le 5 mai dernier. Votre note finale devrait donc être disponible en ligne [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Nombres d&#8217;étudiants et étudiantes du REL1174 m&#8217;ont contacté par courriel cette semaine afin de savoir quand seront diffusés les résultats finaux.</p>
<p>Tel que je l&#8217;ai mentionné en classe lors du dernier cours, la date officielle du dépôt des notes était prévue pour le 5 mai dernier. Votre note finale devrait donc être disponible en ligne sous peu si ce n&#8217;est déjà le cas.</p>
<p>Je me suis toutefois absenté quelques temps de la ville après cette date, mais je passerai au <a href="http://www.religion.uqam.ca/" title="UQAM | Département de sciences des religions">Département de sciences des religions</a> au cours de la journée de demain (vendredi 21 mai) afin de m&#8217;assurer que tout est en règle. Je tenterai ensuite de répondre à tous vos courriels dans les plus brefs délais et de procéder aux envois postaux à ceux et celles qui m&#8217;ont fourni une enveloppe à cet effet.</p>
<p>Je vous convie donc à encore un peu de patience, tout particulièrement si vous ne vous êtes pas présenté lors du dernier cours…</p>
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		<title>REL1174 &#8211; Dernière chance pour me remettre vos travaux&#8230;</title>
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		<pubDate>Tue, 04 May 2010 16:51:15 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<category><![CDATA[REL1174]]></category>
		<category><![CDATA[Term papers]]></category>

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			<content:encoded><![CDATA[<p>REL1174 &#8211; Dernière chance pour me remettre vos travaux puisque la date limite pour le dépôt des notes est demain.</p>
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		<title>Les sacrifices goths et le pythagorisme</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 15:36:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comme il est dit dans l&#8217;Histoire des rois des Suédois et des Gots [de Johannes Magnus] au livre I chapitre 12, l&#8217;observation du chiffre 9 était particulièrement courante lors des sacrifices chez les Gots des temps anciens, sans doute parce que la philosophie pythagoricienne (qu&#8217;ils avaient apprise de Zamolxis et Diceneus) enseigne qu&#8217;en tout il [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Comme il est dit dans l&#8217;<i>Histoire des rois des Suédois et des Gots</i> [de Johannes Magnus] au livre I chapitre 12, l&#8217;observation du chiffre 9 était particulièrement courante lors des sacrifices chez les Gots des temps anciens, sans doute parce que la philosophie pythagoricienne (qu&#8217;ils avaient apprise de Zamolxis et Diceneus) enseigne qu&#8217;en tout il faut préférer les nombres impairs. En effet, quoique chaque semaine et quotidiennement leurs dieux fissent l&#8217;objet de la plus haute vénération, ils leur apportaient chaque neuvième mois une offrande plus solennelle en consacrant neuf jours à accomplir les sacrifices avec des cérémonies respectueuses des règles et une grande dévotion. Lors de chacune de ces journées, ils sacrifiaient neuf sortes d&#8217;êtres vivants auxquels on ajoutait même des sacrifices humains. Après la fin de cette période de neuf jours, ils se rendaient depuis toutes les provinces du pays jusqu&#8217;au temple d&#8217;Uppsala, où les habitants de la région venaient en masse les rejoindre. Pendant neuf jours, on y abattait les animaux sacrificiels en l&#8217;honneur des dieux, près d&#8217;un autel, selon le nombre précité. L&#8217;être humain qui, par tirage au sort, avait été désigné pour être sacrifié était noyé vivant dans la source qui jaillissait près du lieu du sacrifice&nbsp;: s&#8217;il rendait l&#8217;âme facilement, les prêtres déclaraient que le sacrifice avait été couronné de succès. Dans ce cas, on ressortait immédiatement son corps pour aller le pendre dans le bois tout proche qu&#8217;ils considéraient comme sacré. Alors ils affirmaient qu&#8217;il avait été pris parmi les dieux. Pour cette raison, tous ceux qui quittaient la vie terrestre par le moyen d&#8217;un tel sacrifice s&#8217;estimaient certains d&#8217;obtenir le salut. Il advenait même que des rois fussent tirés au sort pour être sacrifiés de cette manière. Et puisqu&#8217;un tel sacrifice était considéré comme particulièrement favorable pour le royaume, le peuple tout entier escortait cette si noble victime jusqu&#8217;au trépas en se félicitant mutuellement. Ils étaient en effet convaincus que ceux qui périssaient dans de telles circonstances ne mouraient pas, mais que ceux-ci et eux-même se voyaient accorder l&#8217;immortalité. C&#8217;était ce qu&#8217;enseignaient Zamolxis, Zenta et Diceneus, comme Dion, Ablatius, Jordanes et Strabon et d&#8217;autres le racontent&nbsp;; ces derniers affirmaient aussi que les Gots, à de nombreux égards, étaient profondément versés en matière de philosophie et avaient conçu l&#8217;idée de l&#8217;immortalité de l&#8217;âme, vu qu&#8217;ils estimaient qu&#8217;ils ne mouraient pas, mais que (d&#8217;après Hérodote, livre IV) ceux qui étaient décédés s&#8217;en allaient dans un pays meilleur régi selon eux par un dieu nommé Bleyxen. Sans revenir sur les agissements qui ont été décrits auparavant, ils avaient coutume d&#8217;envoyer un messager, tiré au sort parmi eux, ainsi qu&#8217;un bateau avec cinq rameurs, avec pour mission de persuader le dieu de leur accorder généreusement ce dont ils avaient besoin. Voici par quel moyen on expédiait ce messager&nbsp;: certains d&#8217;entre eux prenaient des lances pointées vers le haut, tandis que d&#8217;autres saisissaient par les mains et par les pieds la personne à envoyer et la jettaient sur des lances. Si elle expirait sur le coup, ils estimaient que le dieu était favorablement disposé étant donné qu&#8217;il avait bien accepté le messager, mais s&#8217;il en était autrement, ils accusaient le messager d&#8217;être un mauvais homme, indigne d&#8217;être chargé d&#8217;une mission auprès du dieu. Après avoir été tué en étant jeté sur les lances, son corps était confié aux profondeurs ténébreuses de l&#8217;océan par les soins des cinq rameurs. […] (Olaus Magnus [1490-1557], III, 7)</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Olaus Magnus</span> (2004). <i>Histoire et description des peuples du Nord</i>, trad. du latin et présenté par Jean-Marie <span style="font-variant: small-caps;">Maillefer</span>, Paris, Les Belles Lettres, coll. «&nbsp;Les Classiques du Nord&nbsp;», p.&nbsp;109-111.</p>
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		<title>Surtr à l&#8217;épée ardente et l&#8217;origine du monde</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 12:59:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Gangleri demanda&#160;: «&#160;Quelle fut l&#8217;origine&#160;? Comment cela commença-t-il&#160;? Et qu&#8217;y avait-il auparavant&#160;?&#160;» Le Très-Haut répondit&#160;: «&#160;Ainsi qu&#8217;il est dit dans la Voluspa&#160;: C&#8217;était à l&#8217;origine des temps, Alors que régnait le néant. Ni sable, ni mer n&#8217;y avait, Ni vagues glacées. N&#8217;existait la terre, Ni le ciel très haut. Immense était l&#8217;abîme, Mais nulle plante [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Gangleri demanda&nbsp;: «&nbsp;Quelle fut l&#8217;origine&nbsp;? Comment cela commença-t-il&nbsp;? Et qu&#8217;y avait-il auparavant&nbsp;?&nbsp;»</p>
<p>Le Très-Haut répondit&nbsp;: «&nbsp;Ainsi qu&#8217;il est dit dans la Voluspa&nbsp;:</p>
<p><cite><br />
C&#8217;était à l&#8217;origine des temps,<br />
Alors que régnait le néant.<br />
Ni sable, ni mer n&#8217;y avait,<br />
Ni vagues glacées.<br />
N&#8217;existait la terre,<br />
Ni le ciel très haut.<br />
Immense était l&#8217;abîme,<br />
Mais nulle plante ne poussait.&nbsp;»<br />
</cite></p>
<p>L&#8217;Égal du Très-Haut dit alors&nbsp;: «&nbsp;Ce fut à de nombreuses époques avant la création de la terre que Niflheim fut fait. En son centre se trouve la source appelée Hvergelmir et, de là, sourdent les rivières qui portent les noms suivants&nbsp;: Svol, Gunnthra, Fiorm, Fimbulthul, Slidr et Hrid, Slyg et Ylg, Vid, Leiptr&nbsp;; et aussi Gioll, qui est la plus proche des grilles de Hel.&nbsp;»</p>
<p>Le Tiers dit aussi&nbsp;: «&nbsp;En tout premier lieu, il y eut cependant le monde qui est situé dans la partie méridionale et qui est appelé Muspell. Il est lumineux et très chaud, car cette région n&#8217;est que feu et flammes, aussi est-il inaccessible aux étrangers et à ceux qui n&#8217;y possèdent pas de domaines ancestraux. C&#8217;est là que réside l&#8217;être appelé Surt&nbsp;: il se tient à la frontière de ce pays afin de le défendre et il possède une épée ardente. À la fin du monde, il partira au combat, vaincra tous les dieux et incendiera le monde entier. Voici ce qui est dit dans la Voluspa&nbsp;:</p>
<p><cite><br />
Du sud s&#8217;avance Surt,<br />
Le feu flambant à la main.<br />
De l&#8217;épée jaillit<br />
Le soleil des dieux des occis.<br />
Les falaises s&#8217;effondrent,<br />
Les femmes-trolls trébuchent.<br />
Sur le sentier de Hel s&#8217;avancent les guerriers<br />
Tandis que le ciel se déchire.&nbsp;»<br />
</cite></p>
<p>(Gylfaginning, ch.&nbsp;IV)</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Sturluson</span>, Snorri (1991). <i>L&#8217;Edda. Récits de mythologie nordique</i>. trad. du vieil islandais, intro. et annotation par François-Xavier <span style="font-variant: small-caps;">Dillmann</span>, Paris, Gallimard — NRF, coll. «&nbsp;L’aube des peuples&nbsp;», p.&nbsp;32-33.</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Immigrant Song</title>
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		<pubDate>Thu, 15 Apr 2010 01:10:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Ah… Ah… We come from the land of the ice and snow, From the midnight sun where the hot springs blow. Hammer of the gods will drive our ships to new land, To fight the horde, sing and cry&#160;: Valhalla, I am coming&#160;! On we sweep with threshing oar, Our only goal will be the [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1259" class="wp-caption alignright" style="width: 160px"><a href="http://xn--stphanethibault-cnb.com/wp-content/uploads/2010/04/led-zeppelin-iii-album-cover.jpg"><img src="http://xn--stphanethibault-cnb.com/wp-content/uploads/2010/04/led-zeppelin-iii-album-cover-150x150.jpg" alt="Led Zeppelin III Album Cover" title="Led Zeppelin III Album Cover" width="150" height="150" class="size-thumbnail wp-image-1259" /></a><p class="wp-caption-text">Led Zeppelin III</p></div>
<blockquote>
<p>Ah…<br />
Ah…</p>
<p>We come from the land of the ice and snow,<br />
From the midnight sun where the hot springs blow.<br />
Hammer of the gods will drive our ships to new land,<br />
To fight the horde, sing and cry&nbsp;: Valhalla, I am coming&nbsp;!</p>
<p>On we sweep with threshing oar,<br />
Our only goal will be the western shore.</p>
<p>Ah…<br />
Ah…</p>
<p>We come from the land of the ice and snow,<br />
From the midnight sun where the hot springs blow.<br />
How soft your fields so green, can whisper tales of gore,<br />
Of how we calmed the tides of war. We are young overlords.</p>
<p>On we sweep with threshing oar,<br />
Our only goal will be the western shore.</p>
<p>So now you&#8217;d better stop and rebuild all your ruins,<br />
For peace and trust can win the day despite of all your losing.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Led Zeppelin</span> (1995 [1970]). «&nbsp;Immigrant Song&nbsp;», <i>Led Zeppelin III</i>, paroles et musique de Jimmy <span style="font-variant: small-caps;">Page</span> et Robert <span style="font-variant: small-caps;">Plant</span>, CD Audio, Atlantic Records, 2&nbsp;min. 25&nbsp;s.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Loi islandaise sur la destruction des corbeaux</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 21:55:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[En Islande, c&#8217;est-à-dire terra glacialis, qui, depuis les temps anciens et encore de nos jours, est soumise au royaume de Norvège, une loi stipule que celui qui a tué un animal nuisible doit recevoir, sur les fonds publics ou du bailli royal, une récompense déterminée d&#8217;après le degré de nuisance de la bête tuée et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>En Islande, c&#8217;est-à-dire <i>terra glacialis</i>, qui, depuis les temps anciens et encore de nos jours, est soumise au royaume de Norvège, une loi stipule que celui qui a tué un animal nuisible doit recevoir, sur les fonds publics ou du bailli royal, une récompense déterminée d&#8217;après le degré de nuisance de la bête tuée et dûment exhibée. Il existe là-bas des corbeaux — il y en a aussi des blancs — qui se distinguent par un comportement plus sauvage qu&#8217;ailleurs&nbsp;: ils tuent des agneaux et des cochons de lait en fondant sur eux et en les déchirant avec leurs griffes. Pour se venger de ces ravages, les jeunes gens de ces contrées ont l&#8217;habitude de faire la chasse aux corbeaux dont ils abattent quantité avec leurs flèches. Ils ne conservent que les becs qu&#8217;ils attachent sur des ficelles pour les apporter comme preuves aux baillis qui leurs distribuent alors une généreuse récompense sous la forme de flèches correspondant au nombre de volatiles tués. Des dispositions similaires sont également observées dans toute la Scandinavie pour d&#8217;autres bêtes malfaisantes. Dans ce contexte, on peut signaler que les peaux des grands ours, en particulier des blancs, sont d&#8217;ordinaire étalées dans les églises sous les bancs d&#8217;autel afin que les prêtres ne prennent pas froid. […] (Olaus Magnus [1490-1557], IV, 15)</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Olaus Magnus</span> (2004). <i>Histoire et description des peuples du Nord</i>, trad. du latin et présenté par Jean-Marie <span style="font-variant: small-caps;">Maillefer</span>, Paris, Les Belles Lettres, coll. «&nbsp;Les Classiques du Nord&nbsp;», p.&nbsp;169.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>The origin of Erik the Viking</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 21:16:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Sagas]]></category>

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		<description><![CDATA[A hilarious all-star cast — including Tim Robbins and former Monty Pythoners Terry Jones and John Cleese — star in this inspired piece of lunacy marked by a “&#160;funny script packed with typically weird and wonderful characters&#160;” (Variety). Written and directed by Jones, Erik the Viking delivers that inimitable Python humor and “&#160;consistently entertains&#160;” (The [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1251" class="wp-caption alignleft" style="width: 246px"><a href="http://xn--stphanethibault-cnb.com/wp-content/uploads/2010/04/erik-the-viking-directors-sons-cut.jpg"><img src="http://xn--stphanethibault-cnb.com/wp-content/uploads/2010/04/erik-the-viking-directors-sons-cut-236x300.jpg" alt="Erik the Viking Director&#039;s Son&#039;s Cut" title="Erik the Viking Director&#039;s Son&#039;s Cut" width="236" height="300" class="size-medium wp-image-1251" /></a><p class="wp-caption-text">Erik the Viking — Director's Son's Cut</p></div>
<blockquote>
<p>A hilarious all-star cast — including Tim Robbins and former <i>Monty Pythoners</i> Terry Jones and John Cleese — star in this inspired piece of lunacy marked by a “&nbsp;funny script packed with typically weird and wonderful characters&nbsp;” (<i>Variety</i>). Written and directed by Jones, <i>Erik the Viking</i> delivers that inimitable Python humor and “&nbsp;consistently entertains&nbsp;” (<i>The New York Times</i>)&nbsp;!</p>
<p>Ever since he accidentally killed a girl he was just getting to like, Erik (Robbins) has been moody. Fed up with the emptiness of life in the Dark Ages, he leads a quest to wake the gods and bring back the sun… and the girl, if she&#8217;ll have him. But along the way, Erik will have to face formidable obstacles, including a dragon with hay fever, tone-deaf islanders who love to sing, and a warlord (Cleese) who likes his ages dark and nasty&nbsp;!</p>
<h3>The origin of the film</h3>
<p>The film <i>Erik the Viking</i> is based on a children&#8221;s book of the same name that I [Terry Jones] wrote for my son Bill in 1984.</p>
<p>I&#8217;d written a book of fairy tales for my daughter Sally when she was five, so I thought I ought to do the same for Bill. But he said he wanted a continuous story, so I constructed a string of stories around the adventures of a band of Viking warriors who set off in search of the Land Where The Sun Goes At Night.</p>
<p>I&#8217;d read some of the Icelandic Sagas way back when we were making <i>Monty Python</i> the TV series (see Njall&#8217;s Saga in the third series), but I&#8217;d been surprised that they weren&#8217;t more full of magic and monsters. Instead they tend to be fascinating (but rather pedestrian) accounts of which family moved into which valley and who murdered who as a result. Scarcely any magic at all. So I decided to construct my own version of the Sagas — more in line with how I&#8217;d expected them to be.</p>
<p>The film doesn&#8217;t follow the stories in the book, although some do appear (in different forms), and the aim of Erik&#8217;s quest is no longer to find the Land Where The Sun Goes At Night. Instead, Erik is a Viking who is disillusioned with the life of raping and pillaging — “&nbsp;Where does it get us&nbsp;?&nbsp;” he asks his grandfather.</p>
<p>He discovers that he is living in the Age of Ragnorok [<i>sic</i>], when Fenrir the Wolf has swallowed the sun. It is an axe-age, a sword-age, when brother will fight against brother until the world will finally be destroyed — unless he can cross the Bi-Frost [<i>sic</i>] the Rainbow Bridge, and go to Valhalla to wake the gods.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Jones</span>, Terry (2007 [1989]). <i>Erik the Viking. The Director&#8217;s Son&#8217;s Cut</i>, DVD-Video, couleur, Beverly Hills, Erik the Viking Film Productions — Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. — Twentieth Century Fox Home Entertainment, 79&nbsp;minutes.</p>
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		<title>La poésie scaldique</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 20:31:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[L&#8217;art poétique du vieux Nord ne reposait pas uniquement sur la stricte observation de règles métriques&#160;: tout aussi essentiel était l&#8217;utilisation élégante de métaphores et périphrases construites à l&#8217;aide d&#8217;un vocabulaire spécifique. Ce fut précisément afin de permettre aux jeunes poètes de son temps de maîtrise la technique des tournures périphrastiques (ou kenningar) tout en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>L&#8217;art poétique du vieux Nord ne reposait pas uniquement sur la stricte observation de règles métriques&nbsp;: tout aussi essentiel était l&#8217;utilisation élégante de métaphores et périphrases construites à l&#8217;aide d&#8217;un vocabulaire spécifique. Ce fut précisément afin de permettre aux jeunes poètes de son temps de maîtrise la technique des tournures périphrastiques (ou <i>kenningar</i>) tout en disposant d&#8217;un vaste de choix de vocables appropriés (ou <i>heiti</i>) que Snorri [1179-1241] rédigea la seconde partie de l&#8217;<i>Edda</i>, dont le nom est <i>Skaldskaparmal</i> (littéralement «&nbsp;Dits sur la poésie&nbsp;», et donc «&nbsp;Art poétique&nbsp;»).</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Sturluson</span>, Snorri (1991). <i>L&#8217;Edda. Récits de mythologie nordique</i>. trad. du vieil islandais, intro. et annotation par François-Xavier <span style="font-variant: small-caps;">Dillmann</span>, Paris, Gallimard — NRF, coll. «&nbsp;L’aube des peuples&nbsp;», p.&nbsp;15-16.</p>
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		<title>Les vieilles chansons caréliennes du peuple finnois d&#8217;antan</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 20:08:19 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[28 février 1835. Publication du premier Kalevala ou Les vieilles chansons caréliennes du peuple finnois d&#8217;antan. Les territoires de la Finlande actuelle sont devenus, vingt-cinq ans plus tôt, Grand-Duché de Russie après trois siècles passés aux marches du Royaume de Suède. Mais ce 28 février 1835, sans crier gare, l&#8217;auteur de la publication du Kalevala [...]]]></description>
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<p>28 février 1835. Publication du premier <i>Kalevala ou Les vieilles chansons caréliennes du peuple finnois d&#8217;antan</i>.</p>
<p>Les territoires de la Finlande actuelle sont devenus, vingt-cinq ans plus tôt, Grand-Duché de Russie après trois siècles passés aux marches du Royaume de Suède. Mais ce 28 février 1835, sans crier gare, l&#8217;auteur de la publication du <i>Kalevala</i> vient de hisser le peuple finnois au-delà de ses territoires et de sa mémoire même, à hauteur de l&#8217;humanité tout entière&nbsp;: la somme poétique qu&#8217;il a moissonnée auprès de ses obscurs frères de langue et de chants est sans précédent, et déjà cette première version du <i>Kalevala</i>, sans équivalent dans l&#8217;héritage de l&#8217;humanité, est par sa densité une contribution unique à la mémoire collective des hommes de tous temps.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Lönnrot</span>, Elias (1991 [1849]). <i>Le Kalevala, Épopée des Finnois</i>, trad. du finnois, présenté et annoté par Gabriel <span style="font-variant: small-caps;">Rebourcet</span>, Paris, Gallimard — NRF, coll. «&nbsp;L&#8217;aube des peuples&nbsp;», t.&nbsp;I, p.&nbsp;7.</p>
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		<title>Poems of the Kalevala District</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 19:51:13 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Again and again the <i>Kalevala</i> has been described as the national heroic epic of the Finnish people, a description which, at least outside Finland, has tended to do the work a certain disservice by raising expectations that the reader is not likely to find fulfilled, regardless of what else he may find that is richly rewarding at a poetical, folkloristic, or ethnographic level. Any talk about a national heroic epic is bound to evoke thoughts of the Greek <i>Iliad</i> and <i>Odyssey</i>, the Old French <i>Chanson de Roland</i>, or the Middle High German <i>Nibelungenlied</i>, all of which possess a more or less unified and continuously moving plot with actors who are wealthy aristocratic warriors performing deeds of valor and displaying great personal resourcefulness and initiative, often, too, on a rather large stage. The <i>Kalevala</i> is really nothing like these. It is essentially a conflation and concatenation of a considerable number and variety of traditional songs, narrative, lyrics, and magic, sung by unlettered singers, male and female, living to a great extent in northern Karelia in the general vicinity of Archangel. These songs were collected in the field and ultimately edited into a book by Elias Lönnrot, M.D. (1802-1884), in two stages. The first version appeared in 1835 and is now known as the <i>Old Kalevala</i>&nbsp;; it contained about half the material in the 1849 edition […]. For the many poems added to this 1849 <i>Kalevala</i>, now the canonical version, Dr. Lönnrot was indebted to a younger song-collector, David E. D. Europaeus (1820-1884).</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Lönnrot</span>, Elias (1963 [1849]). <i>The Kalevala or Poems of the Kalevala District</i>, trad., intro. et annexes par Francis <span style="font-variant: small-caps;">Peabody Magoun</span> Jr., Cambridge — Londres, Harvard University Press, p.&nbsp;xiii.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Finns in the shadow of the Aryans</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 18:58:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[It was widely known or supposed in the 19th century that Finno-Ugrians were Mongolians. Christoph Meiners (1747-1810) had classified humanity as beautiful or ugly peoples (“&#160;schöne&#160;”, “&#160;hässliche&#160;”). White people were beautiful, dark people were ugly. Of old, non-Europeans had been regarded as unattractive. Their character had also been considered with the ugliness of the body. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>It was widely known or supposed in the 19th century that Finno-Ugrians were Mongolians. Christoph Meiners (1747-1810) had classified humanity as beautiful or ugly peoples (“&nbsp;schöne&nbsp;”, “&nbsp;hässliche&nbsp;”). White people were beautiful, dark people were ugly. Of old, non-Europeans had been regarded as unattractive. Their character had also been considered with the ugliness of the body. According to Meiners they — the Mongol race for instance — were greedy, shameless, irritable and suffering from lack of compassion, while Caucasians were courageous and moderate. Both Blumenbach and Meiners thought that the climate had determined the quality of body and character but the ideal racial types of their age were in any case ready formulated. Mongols were in general considered in the first place as practical and less adapted for intellectual activities.</p>
<p>In the middle of the 19th century some men of letters and many anthropologists began to represent the viewpoint that the so-called Aryan race was the most highly advanced race of mankind. This race was thought to include the Caucasian race, or most Europeans. The concept of Aryan expanded when the criterion became the Indo-European linguistic family, which began to be called “&nbsp;Aryan&nbsp;” in memory of the tribes who about 4000 years ago conquered the northern part of present-day India. In this classification the position of Semites was obscure. Sometimes they were counted among Caucasians and could be regarded as Aryans.</p>
<p>In some early groupings of mankind Finns had been of Caucasian origin, but in general Indo-Europeans and Finno-Ugrians were divided in different racial classes. They belonged to different language families, and Finno-Ugrian languages were still more often associated with Turkish and Mongolian or with the assumed Ural-Altaic language family.</p>
<p>The concept of Aryan included both a language group and a race. Speakers of Aryan (Indo-European) languages were considered to form a race. Before long the Aryan theory came to mean race discrimination. […]</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Kemiläinen</span>, Aira (1998). <i>Finns in the Shadow of the “&nbsp;Aryans&nbsp;”. Race Theories and Racism</i>, Helsinki, Suomen Historiallinen Seura (SHS), coll. «&nbsp;Studia Historica&nbsp;», n°&nbsp;59, p.&nbsp;82-83.</p>
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		<title>Les dieux vikings. Les plus belles pages de l&#8217;Edda de Snorri Sturluson</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 18:00:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Le chaos Au début, avant que les cieux, la terre et la mer fussent créés, l&#8217;immense gouffre de Ginnungagap était informe et vide, et l&#8217;esprit de Fimbultyr s&#8217;est transporté vers l&#8217;abîme jusqu&#8217;à ce que des rivières glacées, s&#8217;écoulant de Niflheim, entrent en contact avec les flammes ardentes de Muspell. C&#8217;était avant le chaos. Et le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<h3>Le chaos</h3>
<p>Au début, avant que les cieux, la terre et la mer fussent créés, l&#8217;immense gouffre de Ginnungagap était informe et vide, et l&#8217;esprit de Fimbultyr s&#8217;est transporté vers l&#8217;abîme jusqu&#8217;à ce que des rivières glacées, s&#8217;écoulant de Niflheim, entrent en contact avec les flammes ardentes de Muspell. C&#8217;était avant le chaos.</p>
<p>Et le père universel a dit&nbsp;: que les gouttes de vapeur se changent en être vivant, et le géant Ymir est né au milieu de Ginnungagap. Il n&#8217;était pas un dieu, mais le père de toute la lignée des géants du mal. C&#8217;était le chaos.</p>
<h3>Le cosmos</h3>
<p>Et Fimbultyr a dit&nbsp;: que Ymir soit abattu, et que l&#8217;ordre soit rétabli. Et aussitôt Odin et ses frères, les brillants fils de Buri portèrent à Ymir une blessure mortelle, et de son corps ils façonnèrent l&#8217;univers&nbsp;: avec sa chair, la terre&nbsp;; avec son sang, la mer&nbsp;; avec ses os, les roches&nbsp;; avec ses cheveux, les arbres&nbsp;; avec son crâne, les voûtes du ciel, et avec ses cils, la forteresse de Midgard. Les dieux ont ensuite créé l&#8217;homme et la femme à leur image à partir du tronc de deux arbres, et ils leurs ont insufflé la vie. Askur et Embla sont devenus des êtres vivants, ils ont reçu pour résidence un jardin à Midgard pour eux et pour leurs enfants, et cela jusqu&#8217;à la fin du monde. C&#8217;était le cosmos.</p>
<h3>La famille des dieux</h3>
<p>Les dieux eux-mêmes vivaient dans l&#8217;Asgard. Certains d&#8217;entre eux appartenaient à la race puissante des Ases&nbsp;: le père universel Odin, et Frigg sa reine, Thor le détenteur de Mjölnir, Baldur le bon, Tyr le manchot, Bragi le forgeron, Idun aux pommes de jouvence, et Heimdall, le gardien d&#8217;Asgard. Les Vanes appartenaient à une autre lignée, aimable et douce&nbsp;: Njörd, Frey et Freyja, la déesse de l&#8217;amour. Mais au milieu de l&#8217;Asgard, en relation quotidienne avec les dieux, le serpent visqueux Loki, l&#8217;ami des géants, se contorsionnait.</p>
<p>Les Vikings offraient des sacrifices à ces dieux, leur adressaient leurs prières.</p>
<h3>[L]a vie à Asgard</h3>
<p>La plupart de ces dieux étaient vénérés sur les champs de bataille, terrain d&#8217;élection des Vikings ils espéraient y survivre, mais aussi y mourir un jour. Car si les nornes, personnifications du destin, leur permettaient de tomber l&#8217;épée à la main, ils ne descendaient pas jusqu&#8217;aux tréfonds de Hel. Ils étaient portés par les Valkyries jusqu&#8217;à Valhalle, où leur était insufflée une nouvelle vie et où, mieux encore, ils pouvaient poursuivre leur vie antérieure au contact des dieux. Les Ases faisaient leur bonheur de joyeuses ripailles où l&#8217;hydromel coulait à flot des cornes et où s&#8217;échangeaient paroles de sagesse et traits d&#8217;esprit. Ou alors ils se livraient à des jeux martiaux avec à la main une lance ou une épée acérée. Ils tenaient conseil sous le frêne Yggdrasil et s&#8217;ils se risquaient hors des murs de l&#8217;Asgard, c&#8217;était l&#8217;appel de l&#8217;amour ou pour livrer bataille aux géants, leurs ennemis depuis l&#8217;origine.</p>
<p>Les dieux au ciel vivaient de façon analogue à leurs adorateurs sur la terre, à cette différence près que les pommes de jouvence leur garantissaient une éternelle jeunesse.</p>
<h3>La fin de l&#8217;innocence</h3>
<p>Mais Loki, le serpent, était parmi eux. De sombres présages attristaient le coeur de Frigg, la mère de Baldur, son fils bien aimé. Son esprit ne fut pas en repos avant qu&#8217;elle n&#8217;ait obtenu de tous ceux qui auraient pu lui faire du mal la promesse de n&#8217;en rien faire. Baldur le bon, alors qu&#8217;il n&#8217;avait plus rien à craindre, et c&#8217;est avec insouciance qu&#8217;il accepta de servir de cible tandis que les dieux lui lançaient des javelots, des pierres et d&#8217;autres armes dont aucune n&#8217;atteignait son but. Mais le serpent Loki était plus subtil que toute autre créature créée par Fimbultyr à l&#8217;intérieur ou à l&#8217;extérieur de l&#8217;Asgard. Il alla trouver Höd, le dieu aveugle, plaça entre ses mains du gui, dirigea son bras et Baldur périt, quitta les joies de Valhalle pour la blême Hel, et ne s&#8217;en retourna jamais. Loki fut ligoté et torturé, mais l&#8217;innocence première avait déserté l&#8217;Asgard. Des guerres sanglantes éclatèrent entre les hommes&nbsp;; des frères tuèrent leurs frères&nbsp;; [l]es péchés de la chair gangrenèrent la société des hommes&nbsp;; le parjure prit la place de la vérité. Les éléments eux-mêmes furent affectés. C&#8217;est alors que survint l&#8217;hiver de trois ans Fimbulvetur, un blizzard et des tempêtes de neige qui ôtèrent toute joie au soleil.</p>
<h3>Ragnarök</h3>
<p>L&#8217;apocalypse approche. Tous les liens, toutes les chaînes qui unissent le ciel à la terre sont rompus, et les forces du bien et du mal s&#8217;engagent dans une guerre d&#8217;extermination réciproque. Loki s&#8217;avance avec le loup Fenrir et le serpent de Midgard, ses propres enfants, avec les géants et avec Surt, qui met le monde à feu et à sang. Odin s&#8217;avance avec les dieux et ses champions. Ils rencontrent leurs adversaires, combattent et tombent. Le loup avale Odin, mais Vidar le silencieux immobilise la mâchoire inférieure du monstre avec son pied, s&#8217;empare avec la main de l&#8217;autre mâchoire et lui arrache la gueule jusqu&#8217;à ce que mort s&#8217;en suive. Freyr se mesure à Surt, et des coups d&#8217;une violence inouïe sont échangés avant qu&#8217;il ne s&#8217;effondre. Loki et Heimdall se battent à mort, de même que Tyr et le chien Garm de la caverne de Gnipa. Thor abat le serpent de Midgard avec son marteau M[j]ölnir, mais tombe mort lui-même terrassé par le venin du serpent après avoir reculé de neuf pas seulement. La fumée enveloppa ensuite le frêne Yggdrasill, les flammes atteignirent les cieux, et les tombes des dieux, des géants et des hommes furent englouties dans la mer. La fin approchait. C&#8217;était Ragnarök, le crépuscule des dieux.</p>
<h3>La terre émerge à nouveau</h3>
<p>Mais l&#8217;aube radieuse succède à la nuit. La terre redevenue verte émerge à nouveau de l&#8217;océan. Là où des mouettes ne pouvaient trouver le moindre repos sur une mer déchaînée, de grasses prairies ni labourées ni semées s&#8217;offrent à présent au soleil et ondulent sous la brise. Les dieux s&#8217;éveillent à la vie, et Baldur les rejoint. Et voici le puissant Fimbultyr, celui qui traverse les éternités. Le dieu dont le poète de l&#8217;Edda n&#8217;a pas osé prononcer le nom. Le dieu des dieux se présente aux Ases. Le moment du grand jugement est arrivé. Il réunit tous les justes à Gimli pour y vivre à jamais en paix et dans la joie. Mais les parjures, les assassins et ceux qui sont coupables d&#8217;adultère devaient attendre jusqu&#8217;à ce qu&#8217;ils soient purgés du mal. C&#8217;est le temps de la regénération.</p>
<p>Telles sont les grandes lignes de la religion des vikings, et les lois établies par Odin à l&#8217;intention des hommes. Les Eddas islandaises les rapportent ainsi.</p>
<h3>Fils et filles d&#8217;Odin</h3>
<p>Nous transmettons ce livre aux hommes dans l&#8217;espoir qu&#8217;il puisse aider quelque fils ou fille d&#8217;Odin à frayer son chemin jusqu&#8217;aux fontaines d&#8217;Urd et de Mimir et jusqu&#8217;aux pommes de jouvence d&#8217;Idun. Le fils ne doit pas dissiper mais cultiver sagement ce que son père lui a légué. Il faut chérir, maintenir et faire fructifier ce que le passé nous a laissé. Le bien ainsi prospérera de génération en génération. Le passé est le miroir du futur.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Thorisson</span>, Jón (1997). <i>Les dieux vikings. Les plus belles pages de l&#8217;Edda de Snorri Sturluson</i>, trad. de Gérard <span style="font-variant: small-caps;">Lemarquis</span>, illustrations de Lorenz <span style="font-variant: small-caps;">Frölich</span>, mise en couleurs par Eggert <span style="font-variant: small-caps;">Pétursson</span>, Reykjavík — Gotembourg — Oslo, Éd. Gudrun, p.&nbsp;10-13.</p>
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		<title>Les Germains voisins</title>
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		<pubDate>Wed, 14 Apr 2010 16:39:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[[…] [L]e terme de Germains n&#8217;a pas reçu d&#8217;explication étymologique satisfaisante. On le trouve sous la plume d&#8217;écrivains grecs ou latins du Ier siècle avant J.-C. (dont César). Ce sont des peuples très divers dont l&#8217;unique trait commun tient à une communauté de langue et de coutumes, la «&#160;race germanique&#160;» étant elle aussi un mythe&#160;! [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>[…] [L]e terme de <i>Germains</i> n&#8217;a pas reçu d&#8217;explication étymologique satisfaisante. On le trouve sous la plume d&#8217;écrivains grecs ou latins du I<sup>er</sup> siècle avant J.-C. (dont César). Ce sont des peuples très divers dont l&#8217;unique trait commun tient à une communauté de langue et de coutumes, la «&nbsp;race germanique&nbsp;» étant elle aussi un mythe&nbsp;! Les Germains ne sont donc jamais désignés sous ce nom, lequel semble faire référence aux voisins immédiats (c&#8217;est le sens de l&#8217;adjectif relatif <i>germain</i> dans l&#8217;expression «&nbsp;cousins germains&nbsp;»).</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Guelpa</span>, Patrick (2009 [1998]). <i>Dieux &amp; mythes nordiques</i>, Villeneuve d&#8217;Ascq (France), Presses Universitaires du Septentrion, coll. «&nbsp;Savoirs mieux&nbsp;», p.&nbsp;10.</p>
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		<title>REL1174 &#8211; Question pour l&#8217;essai synthèse</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Apr 2010 03:51:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Antiquity]]></category>
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		<description><![CDATA[À la lumière du descripteur officiel et en vous appuyant sur un minimum de trois exemples présentés en classe tirés de périodes ou d&#8217;aires culturelles différentes, expliquez ce que signifie le concept de religion dans l&#8217;expression&#160;: «&#160;Religions de l&#8217;Occident ancien&#160;». Longueur de l&#8217;essai&#160;: 2-3&#160;p. Date de remise&#160;: 15 avril]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>À la lumière du descripteur officiel et en vous appuyant sur un minimum de trois exemples présentés en classe tirés de périodes ou d&#8217;aires culturelles différentes, expliquez ce que signifie le concept de religion dans l&#8217;expression&nbsp;: «&nbsp;Religions de l&#8217;Occident ancien&nbsp;».</p>
<p>Longueur de l&#8217;essai&nbsp;: 2-3&nbsp;p.<br />
Date de remise&nbsp;: 15 avril</p>
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		<title>Exposés oraux de ce soir</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 17:23:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Dernière chance aux étudiants qui présentent ce soir de me signaler si vous avez besoin de support audiovisuel pour vos présentations. Au moment d&#8217;écrire ces lignes, je n&#8217;ai toujours reçu aucune demande à cet effet et je n&#8217;ai donc aucune réservation de projecteur multimédia pour ce soir.]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Dernière chance aux étudiants qui présentent ce soir de me signaler si vous avez besoin de support audiovisuel pour vos présentations. Au moment d&#8217;écrire ces lignes, je n&#8217;ai toujours reçu aucune demande à cet effet et je n&#8217;ai donc aucune réservation de projecteur multimédia pour ce soir.</p>
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		<title>Hercule et Ulysse en Germanie</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 16:43:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[On raconte qu&#8217;Hercule aussi a été chez eux, et avant d&#8217;aller au combat ils le célèbrent comme le premier des héros. Ils ont aussi de ces chants qu&#8217;ils entonnent — c&#8217;est ce qu&#8217;ils appellent le bardit — pour enflammer leur courage et dont les accents mêmes leur font augurer l&#8217;issue du combat qu&#8217;ils vont engager&#160;; [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>On raconte qu&#8217;Hercule aussi a été chez eux, et avant d&#8217;aller au combat ils le célèbrent comme le premier des héros. Ils ont aussi de ces chants qu&#8217;ils entonnent — c&#8217;est ce qu&#8217;ils appellent le bardit — pour enflammer leur courage et dont les accents mêmes leur font augurer l&#8217;issue du combat qu&#8217;ils vont engager&nbsp;; car ils sont terribles ou ils tremblent selon qu&#8217;a retenti la ligne de bataille et pour eux ce ne sont pas tant des clameurs que l&#8217;unisson du courage. On recherche surtout la rudesse du son des éclats rauques, le bouclier placé devant la bouche afin que la voix, plus pleine et plus grave, s&#8217;enfle en y résonnant. Du reste, certains pensent qu&#8217;Ulysse aussi dans ces longues et merveilleuses erreurs, porté jusqu&#8217;en cet Océan, a rendu visite aux terres de Germanie et qu&#8217;Asciburgium, ville située au bord du Rhin et aujourd&#8217;hui encore habitée, fut par lui fondée et dénommée&nbsp;; bien plus, un autel consacré par Ulysse et où l&#8217;on avait aussi gravé le nom de Laërte son père aurait été jadis découvert au même endroit&nbsp;; des monuments et des tombeaux portant des caractères grecs existeraient encore aux confins de la Germanie et de la Rhétie. Je n&#8217;ai pas l&#8217;intention d&#8217;appuyer ces assertions de preuves, ni de les réfuter&nbsp;; que chacun, selon sa guise, leur refuse ou leur donne sa créance (<i>Germanie</i>, III).</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Tacite</span> (1983 [1949]). <i>La Germanie</i>, texte établi et trad. par Jacques <span style="font-variant: small-caps;">Perret</span>, Paris, Les Belles Lettres, Collection des Universités de France, p.&nbsp;71-72.</p>
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		<title>Scythes et Goths dans l&#8217;historiographie grecque</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Apr 2010 15:30:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Pour les auteurs grecs qui en ont parlé, les Goths étaient des «&#160;Scythes&#160;»&#160;: c&#8217;est le mot qu&#8217;ils utilisaient presque toujours pour les désigner. Le mot «&#160;Scythe&#160;» est très ancien&#160;; il vient des Histoires d&#8217;Hérodote (écrites au Ve siècle av.&#160;J.-C.), qui traitaient du monde grec au temps des guerres médiques. Pour Hérodote, les Scythes étaient des [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Pour les auteurs grecs qui en ont parlé, les Goths étaient des «&nbsp;Scythes&nbsp;»&nbsp;: c&#8217;est le mot qu&#8217;ils utilisaient presque toujours pour les désigner. Le mot «&nbsp;Scythe&nbsp;» est très ancien&nbsp;; il vient des <i>Histoires</i> d&#8217;Hérodote (écrites au V<sup>e</sup> siècle av.&nbsp;J.-C.), qui traitaient du monde grec au temps des guerres médiques. Pour Hérodote, les Scythes étaient des Barbares étranges qui vivaient au nord de la mer Noire, dans ce qui est actuellement la Moldavie et l&#8217;Ukraine. Ils vivaient à cheval, mangeaient la viande crue, s&#8217;habillaient bizarrement et étaient fondamentalement étrangers, non seulement au monde grec mais même aux autres Barbares, plus proches du monde grec. Les historiens grecs, comme la plupart des autres auteurs grecs, étaient extrêmement respectueux des formes anciennes&nbsp;; ils considéraient certains auteurs comme des canons, des modèles parfaits que les écrivains des époques ultérieures se devaient de suivre. Hérodote était l&#8217;un de ces auteurs canoniques et ses <i>Histoires</i> étaient régulièrement utilisées comme référence par les historiens grecs venus après lui. Dans la pratique, cela signifie que des auteurs qui ont écrit cinq cent ans ou mille ans après Hérodote parlaient du monde de leur époque exactement dans la même langue, avec exactement le même vocabulaire qu&#8217;Hérodote tant de siècles auparavant.</p>
<p>Pour les auteurs grecs des III<sup>e</sup>, IV<sup>e</sup> et V<sup>e</sup> siècles apr.&nbsp;J.-C. [<i>sic</i>], les Barbares venant des régions où Hérodote avait situé les Scythes étaient eux-mêmes, très concrètement, des Scythes. Ce n&#8217;était pas seulement qu&#8217;une langue pseudo-classique attribuait un nom ancien à une population nouvelle&nbsp;; les Grecs et les Romains appartenant au monde civilisé de l&#8217;Empire croyaient vraiment en un type éternel de barbare, immuable pour l&#8217;essentiel, quel que fût le nom spécifique attribué à une tribu donnée à un moment donné. C&#8217;est pourquoi les Goths, lorsqu&#8217;ils apparaissent pour la première fois dans nos sources écrites, sont des Scythes&nbsp;: ils vivaient sur le territoire qu&#8217;avaient autrefois occupé les Scythes&nbsp;; ils étaient l&#8217;image inversée parce que barbare du monde grec civilisé, tout comme l&#8217;avaient été les Scythes&nbsp;; ils étaient donc eux aussi des Scythes.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Kulikowski</span>, Michael (2009 [2007]). <i>Rome et les Goths. III<sup>e</sup>-V<sup>e</sup> siècle, invasions et intégration</i>, trad. de l&#8217;anglais par Marie-Anne <span style="font-variant: small-caps;">de Kisch</span> et Yves <span style="font-variant: small-caps;">de Kisch</span>, Paris, Éditions Autrement, coll. «&nbsp;Mémoires/Histoire&nbsp;», n°&nbsp;149, p.&nbsp;25-28.</p>
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		<title>Grève étudiante et remise des travaux</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 17:09:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<category><![CDATA[AFESH]]></category>
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		<description><![CDATA[Pour ceux et celles d&#8217;entre-vous qui n&#8217;étiez pas présents au cours jeudi dernier ou qui auraient mal compris la politique de remise des travaux dans le contexte de la grève étudiante, voici quelques précisions. Je vous rappelle en premier lieu que la grève votée notamment par les étudiants de l&#8217;AFESH est précisément une grève étudiante. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Pour ceux et celles d&#8217;entre-vous qui n&#8217;étiez pas présents au cours jeudi dernier ou qui auraient mal compris la politique de remise des travaux dans le contexte de la grève étudiante, voici quelques précisions.</p>
<p>Je vous rappelle en premier lieu que <a href="http://www.er.uqam.ca/nobel/afesh/spip.php?article512" title="Grève de l’AFESH les 31 mars et 1er avril : non aux hausses de frais dans les services publics et en éducation - AFESH-UQAM">la grève votée notamment par les étudiants de l&#8217;AFESH</a> est précisément une grève <i>étudiante</i>. Ainsi, la politique officielle de l&#8217;UQAM en la matière stipule que&nbsp;: «&nbsp;<cite>[l]&#8216;Université est ouverte, malgré des levées de cours par certains de ses étudiantes et étudiants&nbsp;: l&#8217;ensemble des activités et des cours est maintenu.</cite>&nbsp;» (<a href="http://girofle2.telecom.uqam.ca/calend/courriel-com/editeur_afficheur.php?CodeMAIL=3111" title="MANIFESTATIONS ET LEVEES DE COURS DES 31 MARS ET 1ER AVRIL - UQAM Service des communications">Lire le communiqué officiel</a>).</p>
<p>Je serai donc en classe à l&#8217;heure habituelle ce soir, tel que demandé par mes fonctions. De même, puisque les activités et cours sont maintenus par l&#8217;UQAM, la date de remise du travail de session demeure inchangée. J&#8217;ai toutefois indiqué la semaine dernière qu&#8217;en raison de la grève, la pénalité pour un retard de remise du travail de session sera suspendue pour une semaine. La politique habituelle s&#8217;appliquera donc à partir de jeudi prochain, soit le 8 avril 2010.</p>
<p>En contrepartie, les étudiants qui remettront leur travail en retard comprennent qu&#8217;il ne me sera pas possible de garantir une remise des travaux corrigés pour le dernier cours. Ceux qui le désirent sont donc conviés à remettre leur travail accompagné d&#8217;une enveloppe de retour pré-affranchie qui leur sera réacheminée lors du dépôt des notes finales.</p>
<p>Pour ceux et celles qui auraient d&#8217;autres questions, je serai au café Van Houtte au coin de Ste-Catherine cet après-midi à partir d&#8217;environ 14h30.</p>
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		<title>Celtic religion in the Roman Empire</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 15:28:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[The Celtic population, while adopting many aspects of Roman material culture, maintained also many of its Celtic attributes. We have already seen that Jerome testifies to the continued use of the Celtic language among Treveri in the fourth century. Celtic religion too continued to flourish, alongside such imports as the imperial cult and the eastern [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>The Celtic population, while adopting many aspects of Roman material culture, maintained also many of its Celtic attributes. We have already seen that Jerome testifies to the continued use of the Celtic language among Treveri in the fourth century. Celtic religion too continued to flourish, alongside such imports as the imperial cult and the eastern cults, including Christianity, that soldiers and others introduced. Naturally the forms of the religion changed. Druids disappeared, but how important they had been, except in in aristocratic circles, is in any event disputed. Certainly their power and prestige did not long survive the end of Celtic independence, and Claudius actually proscribed them, Augustus having already forbidden Roman citizens to participate. Human sacrifice and head-hunting, which had been features of Celtic society in pre-Roman times, clearly did not survive the conquest either. But the popular religious beliefs and practices that can be shown still to flourish after the conquest, often in a strongly syncretistic form, must have had very deep roots. Celtic religion attached great importance to natural features considered to be sacred, such as mountains, springs and rivers, and there are many references to sacred groves.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Wells</span>, Colin (1996 [1995]). «&nbsp;Celts and Germans in the Rhineland&nbsp;», dans Miranda J. <span style="font-variant: small-caps;">Green</span> (dir.), <i>The Celtic World</i>, ch.&nbsp;31, Routledge, Londres et New York, p.&nbsp;612.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Celts and Germans in the political propaganda of Caesar&#8217;s Gallic War</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 15:22:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Caesar, a political propagandist, not a trained ethnographer, uses three terms to refer to tribal groupings, namely “&#160;Celts&#160;”, also called “&#160;Gauls&#160;” in Latin, “&#160;Germans&#160;”, and “&#160;Belgae&#160;”, and any discussion of ethnicity involves us in trying to understand these terms. Caesar in the very first chapter of his work defines the German specifically as those “&#160;who [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Caesar, a political propagandist, not a trained ethnographer, uses three terms to refer to tribal groupings, namely “&nbsp;Celts&nbsp;”, also called “&nbsp;Gauls&nbsp;” in Latin, “&nbsp;Germans&nbsp;”, and “&nbsp;Belgae&nbsp;”, and any discussion of ethnicity involves us in trying to understand these terms. Caesar in the very first chapter of his work defines the German specifically as those “&nbsp;who dwell across the Rhine&nbsp;”, that is, east of the river, and seems to be trying to suggest as a result that the Rhine is a natural boundary. He also emphasizes the difference between the Celts and Germans, and insists upon the terror which the Germans inspire, “&nbsp;by the huge size of their bodies, by their incredible courage and skill in arms&nbsp;”. He argues, as it suits his political purpose, that if the Germans who had already invaded Gaul before he himself got there had not been checked and driven back across the Rhine where he claims they belonged, they might have overrun all Gaul and threatened Italy, “&nbsp;as previously the Cimbri and Teutoni had done&nbsp;”. The Cimbri and Teutoni had been turned back by Marius less than half a century before, so that there were Romans who could still remember the terror that they had inspired. It was a potential parallel.</p>
<p>[…]</p>
<p>Now if the cultural differences between Celts and Germans were as great as Caesar suggests, and if the Rhine indeed formed the ethnic frontier, we are entitled to expect corresponding differences in material culture to show up in the archaeological record, thus making the Rhine the archaeological frontier also. The fact is that they do not […]</p>
<p>[…]</p>
<p>The Belgae are either the key to the situation, or a confusing anomaly. […]</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Wells</span>, Colin (1996 [1995]). «&nbsp;Celts and Germans in the Rhineland&nbsp;», dans Miranda J. <span style="font-variant: small-caps;">Green</span> (dir.), <i>The Celtic World</i>, ch.&nbsp;31, Routledge, Londres et New York, p.&nbsp;606-607.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Sources de la tripartition ethnographique de César entre Celtes, Germains et Belges</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 15:19:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La Gaule, dans son ensemble, est divisée en trois parties, dont l&#8217;une est habitée par les Belges, l&#8217;autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui dans leur propre langue se nomment Celtes, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par la langue, les coutumes, les lois. Les Gaulois sont séparés [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>La Gaule, dans son ensemble, est divisée en trois parties, dont l&#8217;une est habitée par les Belges, l&#8217;autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui dans leur propre langue se nomment Celtes, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par la langue, les coutumes, les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par le cours de la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. Les plus braves de tous ces peuples sont les Belges, parce qu&#8217;ils sont les plus éloignés de la civilisation et des moeurs raffinées de la Province, parce que les marchands vont très rarement chez eux et n&#8217;y importent pas ce qui est propre à amollir les coeurs, parce qu&#8217;ils sont les voisins des Germains qui habitent au-delà du Rhin et avec qui ils sont continuellement en guerre. Il en est de même des Helvètes, qui surpassent aussi en valeur le reste des Gaulois, parce qu&#8217;ils sont presque chaque jour aux prises avec les Germains, soit pour les empêcher de pénétrer sur leurs territoires, soit pour porter eux-mêmes la guerre dans leur pays (César, <i>Guerre des Gaules</i>, I, 1).</p>
<p>[…]</p>
<p>César demanda à ces députés quels étaient les peuples en armes, leur nombre et leurs forces&nbsp;; il apprit «&nbsp;que la plupart des Belges étaient d&#8217;origine germaine&nbsp;; qu&#8217;ils avaient jadis passé le Rhin, s&#8217;étaient fixés dans ces lieux à cause de la fertilité du sol, et en avaient chassé les habitants gaulois&nbsp;; que seuls, du temps de nos pères, tandis que les Teutons et les Cimbres ravageaient toute la Gaule, ils les avaient empêchés d&#8217;entrer sur leurs territoires&nbsp;; et que, par suite, ce souvenir leur inspirait une haute idée de leur importance et aussi de hautes prétentions militaires&nbsp;» (César, <i>Guerre des Gaules</i>, II, IV). </p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">César</span> (1964). <i>La Guerre des Gaules</i>, trad., préface, chronologie et notes par Maurice <span style="font-variant: small-caps;">Rat</span>, Paris, Garnier-Frères, coll. «&nbsp;GF Flammarion&nbsp;», n°&nbsp;12, p.&nbsp;13&nbsp;; 46.</p>
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		<title>Sacred Bogs and Ritual Sacrifice</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 15:14:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Bogs also served as foci for metalwork deposits. This practice was not restricted to Celtic people, and features for example in Germanic cult […]. The Gundestrup Cauldron, widely seen as the quintessential “&#160;Celtic&#160;” cult artefact, was in fact found in a bog in Himmerland, Denmark […]. Human remains are mainly known from Germanic contexts, but [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>Bogs also served as foci for metalwork deposits. This practice was not restricted to Celtic people, and features for example in Germanic cult […]. The Gundestrup Cauldron, widely seen as the quintessential “&nbsp;Celtic&nbsp;” cult artefact, was in fact found in a bog in Himmerland, Denmark […]. Human remains are mainly known from Germanic contexts, but sometimes occur in Britain and Ireland. The Lindow bog body (Lindow Moss, Cheshire) is a recent example. Dating of the body is problematic […], but radiocarbon dates from the most recent analysis cluster around the first century AD […]. Lindow man suffered a threefold death (by axe blows, garrotting and cutting of the throat). Whether or not he was a victim of human sacrifice […], this triplication suggests a death with ritual links. Where datable, however, British bog bodies are mainly of bronze age or Roman date […], and their ritual associations unclear. The extent to which such deposits represent an iron age ritual phenomenon is thus uncertain.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Webster</span>, Jane (1996 [1995]). «&nbsp;Sanctuaries and sacred places&nbsp;», dans Miranda J. <span style="font-variant: small-caps;">Green</span> (dir.), <i>The Celtic World</i>, ch.&nbsp;24, Routledge, Londres et New York, p.&nbsp;450.</p>
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		<title>Celtic Ireland ?</title>
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		<pubDate>Thu, 01 Apr 2010 15:10:56 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[At the beginning of history, around the middle of the first millennium AD [notre emphase], the country was wholly Celtic in its language and its institutions. For linguists, this can only have come about by means of a significant immigration of Celtic-speaking people at some time in later prehistory. Such an intrusion is not, however, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p>At the beginning of history, <i>around the middle of the first millennium AD</i> [notre emphase], the country was wholly Celtic in its language and its institutions. For linguists, this can only have come about by means of a significant immigration of Celtic-speaking people at some time in later prehistory. Such an intrusion is not, however, reflected in the archaeological evidence. There is thus seeming conflict between the two disciplines.</p>
<p>[…]</p>
<p>There is little to suggest that the earliest phase of the Irish Iron Age may be regarded as “&nbsp;Celtic&nbsp;”, however that term is applied. The Hallstatt culture is represented in Ireland by little more than a scatter of insular variants of the continental Gündlingen-type sword, a handful of winged chapes and a few other items […]. None of these objects is iron with the rather doubtful exception of a corroded and fragmentary sword blade from the river Shannon at Athlone for which a Hallstatt date has been claimed […].</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Raftery</span>, Barry (1996 [1995]). «&nbsp;Ireland. A world without the Romans&nbsp;», dans Miranda J. <span style="font-variant: small-caps;">Green</span> (dir.), <i>The Celtic World</i>, ch.&nbsp;33, Routledge, Londres et New York, p.&nbsp;637.</p>
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		<title>The Celts. Rich Traditions and Ancient Myths</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 17:03:53 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[For 800 years, a proud, vibrant, richly imaginative warrior people swept ruthlessly across Europe. The ancient Greeks called them “&#160;Keltoi&#160;” and honored them as one of the great barbarian races. Follow their fascinating story from their earliest roots 2500 years ago through the flowering of their unique culture and their enduring heritage today, enhanced with [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_1095" class="wp-caption alignright" style="width: 203px"><a href="http://xn--stphanethibault-cnb.com/wp-content/uploads/2010/03/the-celts-rich-traditions-and-ancient-myths-bbc-video.jpg"><img src="http://xn--stphanethibault-cnb.com/wp-content/uploads/2010/03/the-celts-rich-traditions-and-ancient-myths-bbc-video-193x300.jpg" alt="The Celts. Rich Traditions and Ancient Myths" title="The Celts. Rich Traditions and Ancient Myths" width="193" height="300" class="size-medium wp-image-1095" /></a><p class="wp-caption-text">Source&nbsp;: Barnes &amp; Noble</p></div>
<blockquote>
<p>For 800 years, a proud, vibrant, richly imaginative warrior people swept ruthlessly across Europe. The ancient Greeks called them “&nbsp;Keltoi&nbsp;” and honored them as one of the great barbarian races. Follow their fascinating story from their earliest roots 2500 years ago through the flowering of their unique culture and their enduring heritage today, enhanced with stunning reconstructions of iron-age villages, dramatizations of major historical events and visits to modern Celtic lands. This fascinating look back at the legends and legacy of the Celtic heritage is underscored by the hauntingly beautiful music of Enya.</p>
<p>[…]</p>
<h3>Episode One<br />The Man with the Golden Shoes</h3>
<p>Writer and narrator Frank Delaney takes us from the earliest remains of Celtic salt-miners in Austria, 2500 years ago, through the spread of their empire from Ireland to Hungary. Although the Celts were courageous, ruthless warriors armed with iron and mounted on horseback, their proud independence kept them from uniting against the disciplined military might of Rome.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">BBC</span> (2003 [1987]). <i>The Celts. Rich Traditions and Ancient Myths</i>, narration de Frank <span style="font-variant: small-caps;">Delaney</span>, DVD vidéo, deux disques, couleur, BBC Video, approx.&nbsp;325&nbsp;min.</p>
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		<title>L&#8217;Homme d&#8217;osier celte</title>
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		<pubDate>Thu, 25 Mar 2010 06:13:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Stéphane Thibault</dc:creator>
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		<description><![CDATA[«&#160;Certaines peuplades ont des mannequins de proportions colossales, faits d&#8217;osier tressé, qu&#8217;on remplit d&#8217;hommes vivants&#160;: on y met le feu, et les hommes sont la proie des flammes.&#160;»César, Guerre des Gaules, VI, 16 «&#160;…ils construisaient aussi une représentation gigantesque de bois et de paille qu&#8217;ils brûlaient après l&#8217;avoir remplie de bétail et de toutes sortes [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<blockquote>
<p><a href="http://xn--stphanethibault-cnb.com/wp-content/uploads/2010/03/wicker-man.jpg"><img src="http://xn--stphanethibault-cnb.com/wp-content/uploads/2010/03/wicker-man.jpg" alt="L&#039;Homme d&#039;osier" title="L&#039;Homme d&#039;osier" width="284" height="350" class="alignright size-full wp-image-1086" /></a></p>
<p>«&nbsp;Certaines peuplades ont des mannequins de proportions colossales, faits d&#8217;osier tressé, qu&#8217;on remplit d&#8217;hommes vivants&nbsp;: on y met le feu, et les hommes sont la proie des flammes.&nbsp;»<br />César, Guerre des Gaules, VI, 16</p>
<p>«&nbsp;…ils construisaient aussi une représentation gigantesque de bois et de paille qu&#8217;ils brûlaient après l&#8217;avoir remplie de bétail et de toutes sortes de bêtes ainsi que d&#8217;être humains.&nbsp;»<br />Strabon, Géographie, IV, 4, 5</p>
<p>Au moins trois sources anciennes font référence à un type très particulier de meurtre rituel&nbsp;: un sacrifice par le feu où les victimes, enfermées dans un grand mannequin creux fait de paille ou d&#8217;osier, sont brûlées vives en offrande aux dieux. La cérémonie de l&#8217;Homme d&#8217;osier apparaît non seulement chez César et Strabon, mais aussi chez un commentateur de Lucain au IX<sup>e</sup> siècle.</p>
<p>Il est probable que Posidonius fut la source commune de César et Strabon. De même, le commentateur de Lucain dut avoir connaissance des deux premiers auteurs et regroupé leurs observations et celles de Lucain, quand il fait allusion aux trois dieux celtiques sauvages, Taranis, Esus et Teutatès, auxquels les sacrifices humains étaient étroitement associés […]. Le rite consistant à brûler des mannequins de paille (sans victimes, cette fois) s&#8217;est poursuivi jusqu&#8217;à une période récente dans les festivals de printemps de l&#8217;Europe post-païenne. En Allemagne, on brûlait des images d&#8217;«&nbsp;Homme Judas&nbsp;».</p>
<p style="padding-top: 3em;">Gravure du XIX<sup>e</sup>&nbsp;s. représentant un «&nbsp;Homme d&#8217;osier&nbsp;» que l&#8217;on remplit d&#8217;être humains destinés au sacrifice. À droite, un druide surveille l&#8217;opération, tandis que les victimes se lamentent sur leur sort.</p>
</blockquote>
<p><span style="font-variant: small-caps;">Green</span>, Miranda (2000 [1997]). <i>Les druides</i>, trad. de l’anglais par Claire <span style="font-variant: small-caps;">Sorel</span>, Paris, Éd. Errance, p.&nbsp;75.</p>
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