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Stéphane Thibault >_

Les maux de dos chroniques

Tous les professionnels de la santé s’entendent sur le fait que les maux de dos peuvent avoir des effets négatifs sur une existence tout entière. En plus des douleurs ressenties, les gens souffrant de maux de dos chroniques, souffrent souvent d’anxiété, de dépression, d’insomnie et d’une diminution marquée de leur capacité à exécuter leurs tâches quotidiennes. On parle de douleur chronique quand la douleur est persistante depuis plus de six mois.

Bonjour, je m’appelle Stéphane Thibault et je souffre de maux de dos depuis 15 ans. Comme disait l’autre, y’en aura pas de facile…

Giguère, Richard (2009). « Les ravages des maux de dos sur le cerveau », Le journal de Montréal, édition du 2009-09-04, p. 33.

Stéphane Thibault >_

Berlin | (AFP) L’Allemagne, qui se veut la patrie des penseurs et des poètes, est secouée par un scandale de vente de doctorats universitaires qui écorne l’image des facultés dans un pays très attaché à ces titres.

Une centaine de professeurs, en poste dans des universités à travers tout le pays, sont soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin pour délivrer de manière indulgente des titres de docteur à des étudiants en thèse. Le parquet de Cologne a ouvert une enquête pour déterminer dans quelle mesure ces professeurs ont été corrompus. « Il s’agit de professeurs honoraires enseignant dans tous les domaines, de la médecine au droit en passant par les sciences économiques et l’ingénierie », a précisé le procureur général de Cologne, Gunther Feld, dans l’hebdomadaire Focus.

Les facultés les plus prestigieuses sont touchées, comme celles de Leipzig, Iéna ou encore l’université libre de Berlin.

L’affaire, révélée ce week-end [août 2009] par Focus et confirmée par le parquet, est partie d’une perquisition dans les locaux d’une société privée à Bergisch-Gladbach, près de Cologne, qui servait d’intermédiaire entre les étudiants et les professeurs corrompus.

Une aide dispendieuse

Ces derniers ont touché quelque 6000 dollars de cette entreprise pour « aider » des doctorants à rédiger leur thèse puis obtenir leur titre de docteur. Les étudiants ont quant à eux payé jusqu’à 30 000 dollars à cette société. Alors que certains étudiants ont parfois de la difficulté à trouver des directeurs de thèse ou à faire leurs recherches, des « entreprises de conseil » se sont développées en proposant aux étudiants de les aider contre une forte rémunération.

La Fédération des facultés allemandes a menacé de retirer leur titre aux personnes ayant versé des pots-de-vin à leurs professeurs. « Faire la lumière dans cette affaire est dans l’intérêt des 25 000 doctorants qui obtiennent chaque année dans la légalité leur titre de docteur », a souligné Bernhard Kempen, président de cette Fédération.

Le journal de Montréal (2009). « Des étudiants achetaient leur doctorat », Le journal de Montréal, édition du 2009-08-27, p. 24.

Stéphane Thibault >_

[…] [L]e terme de Germains n’a pas reçu d’explication étymologique satisfaisante. On le trouve sous la plume d’écrivains grecs ou latins du Ier siècle avant J.-C. (dont César). Ce sont des peuples très divers dont l’unique trait commun tient à une communauté de langue et de coutumes, la « race germanique » étant elle aussi un mythe ! Les Germains ne sont donc jamais désignés sous ce nom, lequel semble faire référence aux voisins immédiats (c’est le sens de l’adjectif relatif germain dans l’expression « cousins germains »).

Guelpa, Patrick (2009 [1998]). Dieux & mythes nordiques, Villeneuve d’Ascq (France), Presses Universitaires du Septentrion, coll. « Savoirs mieux », p. 10.

Stéphane Thibault >_

Pour les auteurs grecs qui en ont parlé, les Goths étaient des « Scythes » : c’est le mot qu’ils utilisaient presque toujours pour les désigner. Le mot « Scythe » est très ancien ; il vient des Histoires d’Hérodote (écrites au Ve siècle av. J.-C.), qui traitaient du monde grec au temps des guerres médiques. Pour Hérodote, les Scythes étaient des Barbares étranges qui vivaient au nord de la mer Noire, dans ce qui est actuellement la Moldavie et l’Ukraine. Ils vivaient à cheval, mangeaient la viande crue, s’habillaient bizarrement et étaient fondamentalement étrangers, non seulement au monde grec mais même aux autres Barbares, plus proches du monde grec. Les historiens grecs, comme la plupart des autres auteurs grecs, étaient extrêmement respectueux des formes anciennes ; ils considéraient certains auteurs comme des canons, des modèles parfaits que les écrivains des époques ultérieures se devaient de suivre. Hérodote était l’un de ces auteurs canoniques et ses Histoires étaient régulièrement utilisées comme référence par les historiens grecs venus après lui. Dans la pratique, cela signifie que des auteurs qui ont écrit cinq cent ans ou mille ans après Hérodote parlaient du monde de leur époque exactement dans la même langue, avec exactement le même vocabulaire qu’Hérodote tant de siècles auparavant.

Pour les auteurs grecs des IIIe, IVe et Ve siècles apr. J.-C. [sic], les Barbares venant des régions où Hérodote avait situé les Scythes étaient eux-mêmes, très concrètement, des Scythes. Ce n’était pas seulement qu’une langue pseudo-classique attribuait un nom ancien à une population nouvelle ; les Grecs et les Romains appartenant au monde civilisé de l’Empire croyaient vraiment en un type éternel de barbare, immuable pour l’essentiel, quel que fût le nom spécifique attribué à une tribu donnée à un moment donné. C’est pourquoi les Goths, lorsqu’ils apparaissent pour la première fois dans nos sources écrites, sont des Scythes : ils vivaient sur le territoire qu’avaient autrefois occupé les Scythes ; ils étaient l’image inversée parce que barbare du monde grec civilisé, tout comme l’avaient été les Scythes ; ils étaient donc eux aussi des Scythes.

Kulikowski, Michael (2009 [2007]). Rome et les Goths. IIIe-Ve siècle, invasions et intégration, trad. de l’anglais par Marie-Anne de Kisch et Yves de Kisch, Paris, Éditions Autrement, coll. « Mémoires/Histoire », n° 149, p. 25-28.