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Stéphane Thibault >_

Caesar, a political propagandist, not a trained ethnographer, uses three terms to refer to tribal groupings, namely “ Celts ”, also called “ Gauls ” in Latin, “ Germans ”, and “ Belgae ”, and any discussion of ethnicity involves us in trying to understand these terms. Caesar in the very first chapter of his work defines the German specifically as those “ who dwell across the Rhine ”, that is, east of the river, and seems to be trying to suggest as a result that the Rhine is a natural boundary. He also emphasizes the difference between the Celts and Germans, and insists upon the terror which the Germans inspire, “ by the huge size of their bodies, by their incredible courage and skill in arms ”. He argues, as it suits his political purpose, that if the Germans who had already invaded Gaul before he himself got there had not been checked and driven back across the Rhine where he claims they belonged, they might have overrun all Gaul and threatened Italy, “ as previously the Cimbri and Teutoni had done ”. The Cimbri and Teutoni had been turned back by Marius less than half a century before, so that there were Romans who could still remember the terror that they had inspired. It was a potential parallel.

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Now if the cultural differences between Celts and Germans were as great as Caesar suggests, and if the Rhine indeed formed the ethnic frontier, we are entitled to expect corresponding differences in material culture to show up in the archaeological record, thus making the Rhine the archaeological frontier also. The fact is that they do not […]

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The Belgae are either the key to the situation, or a confusing anomaly. […]

Wells, Colin (1996 [1995]). « Celts and Germans in the Rhineland », dans Miranda J. Green (dir.), The Celtic World, ch. 31, Routledge, Londres et New York, p. 606-607.

Stéphane Thibault >_

La Gaule, dans son ensemble, est divisée en trois parties, dont l’une est habitée par les Belges, l’autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui dans leur propre langue se nomment Celtes, et, dans la nôtre, Gaulois. Tous ces peuples diffèrent entre eux par la langue, les coutumes, les lois. Les Gaulois sont séparés des Aquitains par le cours de la Garonne, des Belges par la Marne et la Seine. Les plus braves de tous ces peuples sont les Belges, parce qu’ils sont les plus éloignés de la civilisation et des moeurs raffinées de la Province, parce que les marchands vont très rarement chez eux et n’y importent pas ce qui est propre à amollir les coeurs, parce qu’ils sont les voisins des Germains qui habitent au-delà du Rhin et avec qui ils sont continuellement en guerre. Il en est de même des Helvètes, qui surpassent aussi en valeur le reste des Gaulois, parce qu’ils sont presque chaque jour aux prises avec les Germains, soit pour les empêcher de pénétrer sur leurs territoires, soit pour porter eux-mêmes la guerre dans leur pays (César, Guerre des Gaules, I, 1).

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César demanda à ces députés quels étaient les peuples en armes, leur nombre et leurs forces ; il apprit « que la plupart des Belges étaient d’origine germaine ; qu’ils avaient jadis passé le Rhin, s’étaient fixés dans ces lieux à cause de la fertilité du sol, et en avaient chassé les habitants gaulois ; que seuls, du temps de nos pères, tandis que les Teutons et les Cimbres ravageaient toute la Gaule, ils les avaient empêchés d’entrer sur leurs territoires ; et que, par suite, ce souvenir leur inspirait une haute idée de leur importance et aussi de hautes prétentions militaires » (César, Guerre des Gaules, II, IV).

César (1964). La Guerre des Gaules, trad., préface, chronologie et notes par Maurice Rat, Paris, Garnier-Frères, coll. « GF Flammarion », n° 12, p. 13 ; 46.