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Stéphane Thibault >_

Michel Hanus

Dr Michel Hanus, image de lormari

C’est avec tristesse que j’ai appris au cours du week-end le décès du Docteur Michel Hanus le 2 avril dernier.

Collaborateur de longue date de la revue Frontières, je m’apprêtais à lui écrire en lien avec un texte soumis à la revue sur le thème « Deuil et résilience » quand j’ai pris connaissance de l’avis de décès publié sur le site de la Fédération européenne Vivre son deuil.

Permettez-moi d’offrir toutes mes sympathies et sincères condoléances à sa famille, ainsi qu’à ses proches.

 

Références

Babelio.com (2010). « Michel Hanus », image de lormari, en ligne, < http://www.babelio.com/auteur/Michel-Hanus/58775 >, consulté le 2010-05-24.

Fédération européenne Vivre son deuil (2010). « Informations », en ligne, < http://www.vivresondeuil.asso.fr/autresinformations.html >, publié le 2010-04-30, consulté le 2010-05-23.

Stéphane Thibault >_

Bogs also served as foci for metalwork deposits. This practice was not restricted to Celtic people, and features for example in Germanic cult […]. The Gundestrup Cauldron, widely seen as the quintessential “ Celtic ” cult artefact, was in fact found in a bog in Himmerland, Denmark […]. Human remains are mainly known from Germanic contexts, but sometimes occur in Britain and Ireland. The Lindow bog body (Lindow Moss, Cheshire) is a recent example. Dating of the body is problematic […], but radiocarbon dates from the most recent analysis cluster around the first century AD […]. Lindow man suffered a threefold death (by axe blows, garrotting and cutting of the throat). Whether or not he was a victim of human sacrifice […], this triplication suggests a death with ritual links. Where datable, however, British bog bodies are mainly of bronze age or Roman date […], and their ritual associations unclear. The extent to which such deposits represent an iron age ritual phenomenon is thus uncertain.

Webster, Jane (1996 [1995]). « Sanctuaries and sacred places », dans Miranda J. Green (dir.), The Celtic World, ch. 24, Routledge, Londres et New York, p. 450.

Stéphane Thibault >_

Des témoignages archéologiques nombreux révèlent l’existence d’habitats de l’âge du bronze moyen et récent à Rome, sur les monts Albains, à Préneste, etc., ce qui permet de reculer de quelques siècles le début des établissements humains sur le site de Rome, par rapport à la date traditionnelle de fondation, en 753 av. J.-C. ; les trouvailles de fragments de céramique de type mycénien le long des côtes tyrrhéniennes, à Ischia et dans l’Étrurie méridionale indiquent des contacts avec le monde égéen à l’époque des migrations héroïques dans le Latium ; elles donnent consistance aux navigations légendaires d’Ulysse, de Diomède et d’Énée en Occident. Aux VIIIe-VIIe siècles, des communautés latines s’épanouissent dans la plaine, à l’époque du développement de la civilisation villanovienne en Étrurie, qui correspond au début de la colonisation grecque en Campanie, et à la descente des Sabins le long de la vallée du Tibre. Au moment où l’incinération cède la place aux inhumations, dans des tombes à fosses parfois couvertes du tumulus, les centres albains semblent connaître une perte de vitalité (tradition de la destruction d’Albe la Longue par les Romains) et Rome fournit une documentation beaucoup plus riche que ses voisines.

Avec ses sept rois de 753 à 509, et spécialement à partir de l’avènement de la dynastique étrusque à la fin du VIIe siècle, Rome entre dans l’histoire ; de nombreuses coïncidences entre l’archéologie et l’histoire issue de la tradition littéraire ont conduit à prendre celle-ci davantage en considération […].

Cabanes, Pierre (1992). Introduction à l’histoire de l’Antiquité, Paris, A. Colin, coll.  « Cursus. Histoire », p. 112.

Stéphane Thibault >_

Un critère différentiel dans le monde des dieux et des héros est largement exploité ; il apparaît dans les textes anciens, mais il fut exacerbé dans les théories modernes : les qualités « ouraniennes » ou « chtoniennes » des puissances et des honneurs qui leur sont rendus. Sont « ouraniens » — de οὐρανός [ouranos], le ciel — ou encore « olympiens » — car résidant sur le mont Olympe — les dieux auxquels sont destinés les rituels du même nom. Il s’agit, pour faire bref, de sacrifier (θύειν [thuein], ἱερεύειν [hiereuein]) sur des autels en élévation des animaux dont les parties consacrées aux dieux laissent échapper de la fumée et les odeurs qui leur sont destinées dans leur séjour céleste. Sont par contre « chtoniennes » — de χθών [kthôn], la terre — les divinités qui trouvent au plus profond de la terre la source de leurs pouvoirs, liés à la croissance de la végétation, mais en étroite relation aussi avec le monde des morts. À ces puissances infernales, auxquelles sont associés les défunts, héroïsés ou non, sont réservés les rituels sacrificiels qui voient la destruction des victimes (ἐναγίζειν [énagizein]) dans des fosses ou sur des foyers bas, et des libations, appelées χοαί [koai] et non σπονδαί [spondai] comme celles des dieux olympiens.

[…] [A]uraient dès lors été chtoniennes les puissances divines méditerranéennes originelles, et ouraniens les dieux des Indo-Européens. La réalité est bien plus complexe […]

Pirenne-Delforge, Vinciane (1999). « Deuxième partie. Religion grecque », dans Yves Lehmann (dir.), Religions de l’Antiquité, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Premier cycle », p. 100.