Archives for the tag “ Education ”

Stéphane Thibault >_

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The Quebec student strike has been portrayed largely as an issue gripping only that province. Yet a survey of 2,200 globeandmail.com readers between May 2 and 7 shows that students across Canada share a similar anxiety over rising tuition fees.

About 62 per cent of postsecondary students said they would join a similar strike in their own province; 32 per cent said they would not, while 5.9 per cent were undecided.

Stéphane Thibault >_

Berlin | (AFP) L’Allemagne, qui se veut la patrie des penseurs et des poètes, est secouée par un scandale de vente de doctorats universitaires qui écorne l’image des facultés dans un pays très attaché à ces titres.

Une centaine de professeurs, en poste dans des universités à travers tout le pays, sont soupçonnés d’avoir touché des pots-de-vin pour délivrer de manière indulgente des titres de docteur à des étudiants en thèse. Le parquet de Cologne a ouvert une enquête pour déterminer dans quelle mesure ces professeurs ont été corrompus. « Il s’agit de professeurs honoraires enseignant dans tous les domaines, de la médecine au droit en passant par les sciences économiques et l’ingénierie », a précisé le procureur général de Cologne, Gunther Feld, dans l’hebdomadaire Focus.

Les facultés les plus prestigieuses sont touchées, comme celles de Leipzig, Iéna ou encore l’université libre de Berlin.

L’affaire, révélée ce week-end [août 2009] par Focus et confirmée par le parquet, est partie d’une perquisition dans les locaux d’une société privée à Bergisch-Gladbach, près de Cologne, qui servait d’intermédiaire entre les étudiants et les professeurs corrompus.

Une aide dispendieuse

Ces derniers ont touché quelque 6000 dollars de cette entreprise pour « aider » des doctorants à rédiger leur thèse puis obtenir leur titre de docteur. Les étudiants ont quant à eux payé jusqu’à 30 000 dollars à cette société. Alors que certains étudiants ont parfois de la difficulté à trouver des directeurs de thèse ou à faire leurs recherches, des « entreprises de conseil » se sont développées en proposant aux étudiants de les aider contre une forte rémunération.

La Fédération des facultés allemandes a menacé de retirer leur titre aux personnes ayant versé des pots-de-vin à leurs professeurs. « Faire la lumière dans cette affaire est dans l’intérêt des 25 000 doctorants qui obtiennent chaque année dans la légalité leur titre de docteur », a souligné Bernhard Kempen, président de cette Fédération.

Le journal de Montréal (2009). « Des étudiants achetaient leur doctorat », Le journal de Montréal, édition du 2009-08-27, p. 24.

Stéphane Thibault >_

Vendredi dernier, j’ai reçu un courriel d’un ancien collègue (que je salue au passage) me signalant la présence d’un sondage sur le site de l’UQAM concernant le programme Éthique et culture religieuse (ÉCR). Dans le corps du message, la personne ayant lancé la chaîne écrivait alors : « Je crois que nous avons avantage à le faire circuler pour que les gens qui sont en faveur du programme puissent s’exprimer, car je soupçonne présentement qu’il circule surtout chez ceux qui sont contre […] ».

Je consulte donc rapidement le site en question, le site de nouvelles de l’UQAM, et je répond au sondage en me disant que je ferai circuler à mon tour l’information au cours du week-end. Eh bien deux jours plus tard, ledit sondage était bien sûr déjà clos…

11 janvier 2010

Êtes-vous en faveur du nouveau programme Éthique et culture religieuse offert aux élèves du primaire et du secondaire?

Non (84 %)
Oui (16 %)

Nombre de participants 1352

UQAM (2010). « Archives des sondages », en ligne, <http://www.nouvelles.uqam.ca/index.php?action=sondages>, consulté le 2009-10-17.

Il est toujours difficile de savoir quelles seront les suites d’un tel sondage, mais au cours de mes dix années d’implication étudiante auprès des instances de l’UQAM, j’ai appris que les personnes intéressées par les résultats de tels sondages, en apparence si anodins soient-ils, trouvent toujours le moyen d’en extraire le contenu hors de son contexte au moment opportun.

Je suis d’autant plus troublé que ceux d’entre vous qui me connaissez savez pertinemment que je suis sans conteste plus politisé que la moyenne des gens, que je siège sur le comité exécutif de la Société québécoise pour l’étude de la religion (SQÉR) depuis 2004, et que je suis chargé de cours (donc actif et présent…) cet hiver à l’UQAM. Malgré tout, il aura néanmoins fallu une chaîne de courriels transmise par l’intermédiaire d’un collègue que je n’ai pas vu depuis des années pour que l’information parvienne jusqu’à moi.

Peut-être ne suis-je plus représentatif aux yeux de l’UQAM de la « population générale » qu’elle désire sonder, ou peut-être aurais-je du aller au devant d’une information que plus d’un millier d’internautes avant moi auront su trouver… Peut-être n’est-ce qu’un sondage sans conséquence. Peut-être est-ce un indice probant qu’il reste encore beaucoup de travail à faire pour éduquer une population qui comprend mal les transformations sociales en cours, mais qui sait très bien où trouver les endroit où crier son mécontentement.

Peut-être que le technoreligiologue que je suis a fait un test rapide sur le nouveau sondage pour constater qu’il était très facile de voter à plus d’une reprise, ce qu’on ne vous dira probablement pas le jour où l’on décidera de citer les résultats de ce sondage hors contexte…

Stéphane Thibault >_

Un des outils méthodologiques les plus importants dans votre carrière universitaires, pour tout type de production scientifique, est sans contredit ce que l’on appelle « la règle de trois ». Lorsque j’ai donné le REL1174 pour la première fois, j’ai reçu quelques critiques d’étudiants me reprochant d’avoir passé trop de temps en classe sur cette règle de base, m’a-t-on alors dit acquise depuis fort longtemps.

Force est toutefois de constater au manque de structure de certains travaux de session qu’un professeur a l’occasion de lire chaque année qu’un petit rappel occasionnel ne peut que vous aider à mieux intégrer la méthode.

Celle-ci est en effet fort simple : qu’il s’agisse d’un travail de session, d’un exposé oral, de la rédaction d’un article scientifique, d’un mémoire ou d’une thèse, le plan de base de chacun devrait initialement comporter une introduction, une conclusion et trois éléments constituant le corps de votre production, à leur tour divisés en trois sous-éléments. Vous quantifiez ensuite la charge de travail qui doit être attribuée à chaque section et vous obtenez votre plan de travail.

Prenons l’exemple d’un travail de session de 15-20 pages tel que demandé dans le cadre de ce cours. La première étape consiste à identifier nos trois axes de recherche principaux :

  • Introduction
  • Section 1
  • Section 2
  • Section 3
  • Conclusion

Ajoutons-y maintenant nos pages liminaires et postliminaire, puis quantifions la charge de travail à accomplir :

  • Page couverture (1 p.)
  • Table des matières (1 p.)
  • Introduction (½-1 p.)
  • Section 1 (4 p.)
  • Section 2 (4 p.)
  • Section 3 (4 p.)
  • Conclusion (½-1 p.)
  • Bibliographie (1 p.)

Nous obtenons déjà un total de 16-17 pages beaucoup plus accessible grâce à une division du corps de notre travail en trois blocs principaux de 4 pages. Ajoutons cette fois le second niveau de développement. Nous obtenons ainsi la structure suivante :

  • Page couverture (1 p.)
  • Table des matières (1 p.)
  • Introduction (½-1 p.)
    • Sujet amené (1 par.)
    • Sujet posé (1 par.)
    • Sujet divisé (1 par.)
  • Section 1 (4 p.)
    • Introduction des aspects traités dans la section 1 (½ p.)
    • Aspect 1 (1 p.)
    • Aspect 2 (1 p.)
    • Aspect 3 (1 p.)
    • Conclusion de section et lien de transition (½ p.)
  • Section 2 (4 p.)
    • Introduction des aspects traités dans la section 2 (½ p.)
    • Aspect 1 (1 p.)
    • Aspect 2 (1 p.)
    • Aspect 3 (1 p.)
    • Conclusion de section et lien de transition (½ p.)
  • Section 3 (4 p.)
    • Introduction des aspects traités dans la section 3 (½ p.)
    • Aspect 1 (1 p.)
    • Aspect 2 (1 p.)
    • Aspect 3 (1 p.)
    • Conclusion de section (½ p.)
  • Conclusion (½-1 p.)
    • Rappel de votre question centrale (1 par.)
    • Synthèse de vos conclusions (1 par.)
    • Conclusion ouverte (1 par.)
  • Bibliographie (1 p.)

Il suffit ensuite de nous rappeler l’autre règle de base de la rédaction, « une idée, un paragraphe », et nous sommes en affaires pour la suite de notre carrière universitaire !

Dans le cas d’un exposé oral de 15 minutes par exemple, nous n’avons qu’à substituer un nombre de minutes au nombre de pages, alors que pour un mémoire ou une thèse, nous ajoutons un zéro à la suite des nombres indiqués. La structure de base demeure toutefois toujours la même.

Bien entendu, la « règle » de trois doit ici être comprise au sens d’un canevas de base qui évoluera au fil de votre recherche et non d’un cadre rigide duquel on ne peut s’échapper. Il est toutefois fortement conseillé comme point de départ de vos productions scientifiques, notamment à ceux et celles qui, perdus dans leurs pensées, « s’écoutent écrire »… J’invite d’ailleurs ceux qui se reconnaissent en cette phrase à prendre le petit 5 minutes nécessaire pour ébaucher le plan de réponse à une question d’examen par exemple, sur une feuille blanche ou dans la couverture du cahier de réponse lorsqu’un endroit est prévu à cet effet, avant d’y répondre ; votre pensée n’en sera que plus claire et facile à suivre pour votre lecteur.