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Stéphane Thibault >_

Un mythe du Ṛg Veda décrit l’affrontement entre Indra, un des dieux représentant les Aryens, et le démon Vṛtra qui retenait les eaux et empêchait ainsi l’abreuvement des troupeaux. Vṛtra pourrait représenter la civilisation de l’Indus qui, installée le long du fleuve, en contrôlait l’accès. Indra défait Vṛtra et les troupeaux des hordes nomades peuvent ainsi être abreuvés.

Boisvert, Mathieu (1997). « Le bouddhisme », dans Mathieu Boisvert (dir.), Un monde de religions, tome 1, Les traditions de l’Inde, Sainte-Foy (Québec), PUQ, p. 55.

Stéphane Thibault >_

Au cours de leurs pérégrinations vers l’Orient et l’Occident, les Aryens implantent leur propre conception de l’univers, un ensemble de représentations qui englobent leurs structures sociales, religieuses et mythiques, et dont le fond commun explique l’étonnante similitude entre les mythologies grecque et indienne. Pour les Aryens entrés en Inde aux environs de 1750 av. J.-C., le devoir de tout individu était de préserver l’harmonie de l’ordre cosmique (ṛta). Le seul moyen de maintenir les structures familiales, sociales et cosmologiques était le rituel. Ces actes magiques avaient le pouvoir de soumettre les forces de l’univers et les différentes divinités. La société indienne dans son ensemble se devait d’accomplir ces rituels pour maintenir l’harmonie de l’univers.

Boisvert, Mathieu (1997). « Le bouddhisme », dans Mathieu Boisvert (dir.), Un monde de religions, tome 1, Les traditions de l’Inde, Sainte-Foy (Québec), PUQ, p. 55.

Stéphane Thibault >_

De traduction en traduction et de récit de voyage en récit de voyage, ces conceptions captivèrent l’esprit de Kant, qui, modifiant la populaire théorie arctique et astronomique de Bailly plaçait les origines humaines au Tibet. « C’est le pays le plus élevé, raisonnait-il ; il fut sans doute habité antérieurement à tout autre, et il pourrait même avoir été le lieu de toute création et de toute science. Les connaissances des Indiens notamment proviennent presque certainement du Tibet, de même que tous nos arts semblent provenir de l’Inde, par exemple l’agriculture, les chiffres, le jeu d’échecs, etc.  » Ici, Kant s’exprimait sur le mode hypothétique ; mais il était moins prudent lorsqu’il se laissait tenter par les jeux étymologiques, rapprochant le manichéisme de la formule « O mani padme hum », et Abraham, de Brama.

Poliakov, Léon (1971). Le mythe aryen. Essai sur les sources du racisme et des nationalismes, Paris, Calmann-Lévy, p. 186.