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Stéphane Thibault >_

AFP | On se suicide plus au Québec qu’ailleurs au Canada, selon un document publié par l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

En 2008, 1103 Québécois ont mis fin à leurs jours. Les hommes passent plus facilement à l’acte que les femmes puisqu’ils étaient 842 contre 260, selon ce rapport publié jeudi [2010-05-20].

Le Québec enregistre 23,8 suicides pour 100 000 personnes chez les hommes et 6,6 chez les femmes, ce qui le rapproche des chiffres français, tandis que la moyenne canadienne, comparable à celle de la Norvège, est de 16,9 pour les hommes et 5,1 pour les femmes.

En 2008, 41 % des personnes qui se sont suicidées avaient plus de 50 ans. En 1999, cette tranche d’âge n’en représentait que 27 %.

Le journal de Montréal (2010). « Haut taux de suicide au Québec », Le journal de Montréal, édition du 2010-05-22, p. 21.

Voir également :

Gagné, Mathieu et Danielle St-Laurent (2010). « La mortalité par suicide au Québec : tendances et données récentes, 1981 à 2008 », en ligne, < http://www.inspq.qc.ca/pdf/publications/1046_Suicide2010.pdf >, Québec, Institut national de santé publique du Québec, 19 p.

Stéphane Thibault >_

En Islande, c’est-à-dire terra glacialis, qui, depuis les temps anciens et encore de nos jours, est soumise au royaume de Norvège, une loi stipule que celui qui a tué un animal nuisible doit recevoir, sur les fonds publics ou du bailli royal, une récompense déterminée d’après le degré de nuisance de la bête tuée et dûment exhibée. Il existe là-bas des corbeaux — il y en a aussi des blancs — qui se distinguent par un comportement plus sauvage qu’ailleurs : ils tuent des agneaux et des cochons de lait en fondant sur eux et en les déchirant avec leurs griffes. Pour se venger de ces ravages, les jeunes gens de ces contrées ont l’habitude de faire la chasse aux corbeaux dont ils abattent quantité avec leurs flèches. Ils ne conservent que les becs qu’ils attachent sur des ficelles pour les apporter comme preuves aux baillis qui leurs distribuent alors une généreuse récompense sous la forme de flèches correspondant au nombre de volatiles tués. Des dispositions similaires sont également observées dans toute la Scandinavie pour d’autres bêtes malfaisantes. Dans ce contexte, on peut signaler que les peaux des grands ours, en particulier des blancs, sont d’ordinaire étalées dans les églises sous les bancs d’autel afin que les prêtres ne prennent pas froid. […] (Olaus Magnus [1490-1557], IV, 15)

Olaus Magnus (2004). Histoire et description des peuples du Nord, trad. du latin et présenté par Jean-Marie Maillefer, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Les Classiques du Nord », p. 169.