Archives for the tag “ Religion ”

Stéphane Thibault >_

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The cognitive science of religion is a burgeoning field that finds itself in the center of cross-disciplinary research. Cognition is understood in a variety of ways from bottom-up to top-down models and theories. New insights into cognition, culture and religion are being discovered, new ways of doing research are being established and new methodologies and technologies are being used in the cognitive science of religion. The number of scholars and scientists working in this exciting field are expanding exponentially, and the journal provides a cutting-edge publication channel for this field.

Stéphane Thibault >_

La Société québécoise pour l’étude de la religion (SQÉR) vous invite à venir participer à son assemblée générale des membres de 2010, où il sera notamment question de l’élection d’un nouveau comité exécutif et de l’avenir de la Société. L’assemblée se tiendra le

26 novembre 2010, de 15h00 à 17h00
Université de Montréal
Pavillon Marguerite D’Youville
2375 Chemin de la Côte Ste- Catherine, bureau 5031
Montréal, QC

Au plaisir de vous y voir en grand nombre.

Stéphane Thibault >_

Comme il est dit dans l’Histoire des rois des Suédois et des Gots [de Johannes Magnus] au livre I chapitre 12, l’observation du chiffre 9 était particulièrement courante lors des sacrifices chez les Gots des temps anciens, sans doute parce que la philosophie pythagoricienne (qu’ils avaient apprise de Zamolxis et Diceneus) enseigne qu’en tout il faut préférer les nombres impairs. En effet, quoique chaque semaine et quotidiennement leurs dieux fissent l’objet de la plus haute vénération, ils leur apportaient chaque neuvième mois une offrande plus solennelle en consacrant neuf jours à accomplir les sacrifices avec des cérémonies respectueuses des règles et une grande dévotion. Lors de chacune de ces journées, ils sacrifiaient neuf sortes d’êtres vivants auxquels on ajoutait même des sacrifices humains. Après la fin de cette période de neuf jours, ils se rendaient depuis toutes les provinces du pays jusqu’au temple d’Uppsala, où les habitants de la région venaient en masse les rejoindre. Pendant neuf jours, on y abattait les animaux sacrificiels en l’honneur des dieux, près d’un autel, selon le nombre précité. L’être humain qui, par tirage au sort, avait été désigné pour être sacrifié était noyé vivant dans la source qui jaillissait près du lieu du sacrifice : s’il rendait l’âme facilement, les prêtres déclaraient que le sacrifice avait été couronné de succès. Dans ce cas, on ressortait immédiatement son corps pour aller le pendre dans le bois tout proche qu’ils considéraient comme sacré. Alors ils affirmaient qu’il avait été pris parmi les dieux. Pour cette raison, tous ceux qui quittaient la vie terrestre par le moyen d’un tel sacrifice s’estimaient certains d’obtenir le salut. Il advenait même que des rois fussent tirés au sort pour être sacrifiés de cette manière. Et puisqu’un tel sacrifice était considéré comme particulièrement favorable pour le royaume, le peuple tout entier escortait cette si noble victime jusqu’au trépas en se félicitant mutuellement. Ils étaient en effet convaincus que ceux qui périssaient dans de telles circonstances ne mouraient pas, mais que ceux-ci et eux-même se voyaient accorder l’immortalité. C’était ce qu’enseignaient Zamolxis, Zenta et Diceneus, comme Dion, Ablatius, Jordanes et Strabon et d’autres le racontent ; ces derniers affirmaient aussi que les Gots, à de nombreux égards, étaient profondément versés en matière de philosophie et avaient conçu l’idée de l’immortalité de l’âme, vu qu’ils estimaient qu’ils ne mouraient pas, mais que (d’après Hérodote, livre IV) ceux qui étaient décédés s’en allaient dans un pays meilleur régi selon eux par un dieu nommé Bleyxen. Sans revenir sur les agissements qui ont été décrits auparavant, ils avaient coutume d’envoyer un messager, tiré au sort parmi eux, ainsi qu’un bateau avec cinq rameurs, avec pour mission de persuader le dieu de leur accorder généreusement ce dont ils avaient besoin. Voici par quel moyen on expédiait ce messager : certains d’entre eux prenaient des lances pointées vers le haut, tandis que d’autres saisissaient par les mains et par les pieds la personne à envoyer et la jettaient sur des lances. Si elle expirait sur le coup, ils estimaient que le dieu était favorablement disposé étant donné qu’il avait bien accepté le messager, mais s’il en était autrement, ils accusaient le messager d’être un mauvais homme, indigne d’être chargé d’une mission auprès du dieu. Après avoir été tué en étant jeté sur les lances, son corps était confié aux profondeurs ténébreuses de l’océan par les soins des cinq rameurs. […] (Olaus Magnus [1490-1557], III, 7)

Olaus Magnus (2004). Histoire et description des peuples du Nord, trad. du latin et présenté par Jean-Marie Maillefer, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Les Classiques du Nord », p. 109-111.

Stéphane Thibault >_

Gangleri demanda : « Quelle fut l’origine ? Comment cela commença-t-il ? Et qu’y avait-il auparavant ? »

Le Très-Haut répondit : « Ainsi qu’il est dit dans la Voluspa :


C’était à l’origine des temps,
Alors que régnait le néant.
Ni sable, ni mer n’y avait,
Ni vagues glacées.
N’existait la terre,
Ni le ciel très haut.
Immense était l’abîme,
Mais nulle plante ne poussait. »

L’Égal du Très-Haut dit alors : « Ce fut à de nombreuses époques avant la création de la terre que Niflheim fut fait. En son centre se trouve la source appelée Hvergelmir et, de là, sourdent les rivières qui portent les noms suivants : Svol, Gunnthra, Fiorm, Fimbulthul, Slidr et Hrid, Slyg et Ylg, Vid, Leiptr ; et aussi Gioll, qui est la plus proche des grilles de Hel. »

Le Tiers dit aussi : « En tout premier lieu, il y eut cependant le monde qui est situé dans la partie méridionale et qui est appelé Muspell. Il est lumineux et très chaud, car cette région n’est que feu et flammes, aussi est-il inaccessible aux étrangers et à ceux qui n’y possèdent pas de domaines ancestraux. C’est là que réside l’être appelé Surt : il se tient à la frontière de ce pays afin de le défendre et il possède une épée ardente. À la fin du monde, il partira au combat, vaincra tous les dieux et incendiera le monde entier. Voici ce qui est dit dans la Voluspa :


Du sud s’avance Surt,
Le feu flambant à la main.
De l’épée jaillit
Le soleil des dieux des occis.
Les falaises s’effondrent,
Les femmes-trolls trébuchent.
Sur le sentier de Hel s’avancent les guerriers
Tandis que le ciel se déchire. »

(Gylfaginning, ch. IV)

Sturluson, Snorri (1991). L’Edda. Récits de mythologie nordique. trad. du vieil islandais, intro. et annotation par François-Xavier Dillmann, Paris, Gallimard — NRF, coll. « L’aube des peuples », p. 32-33.

Stéphane Thibault >_

En Islande, c’est-à-dire terra glacialis, qui, depuis les temps anciens et encore de nos jours, est soumise au royaume de Norvège, une loi stipule que celui qui a tué un animal nuisible doit recevoir, sur les fonds publics ou du bailli royal, une récompense déterminée d’après le degré de nuisance de la bête tuée et dûment exhibée. Il existe là-bas des corbeaux — il y en a aussi des blancs — qui se distinguent par un comportement plus sauvage qu’ailleurs : ils tuent des agneaux et des cochons de lait en fondant sur eux et en les déchirant avec leurs griffes. Pour se venger de ces ravages, les jeunes gens de ces contrées ont l’habitude de faire la chasse aux corbeaux dont ils abattent quantité avec leurs flèches. Ils ne conservent que les becs qu’ils attachent sur des ficelles pour les apporter comme preuves aux baillis qui leurs distribuent alors une généreuse récompense sous la forme de flèches correspondant au nombre de volatiles tués. Des dispositions similaires sont également observées dans toute la Scandinavie pour d’autres bêtes malfaisantes. Dans ce contexte, on peut signaler que les peaux des grands ours, en particulier des blancs, sont d’ordinaire étalées dans les églises sous les bancs d’autel afin que les prêtres ne prennent pas froid. […] (Olaus Magnus [1490-1557], IV, 15)

Olaus Magnus (2004). Histoire et description des peuples du Nord, trad. du latin et présenté par Jean-Marie Maillefer, Paris, Les Belles Lettres, coll. « Les Classiques du Nord », p. 169.

Stéphane Thibault >_

Erik the Viking Director's Son's Cut

Erik the Viking — Director's Son's Cut

A hilarious all-star cast — including Tim Robbins and former Monty Pythoners Terry Jones and John Cleese — star in this inspired piece of lunacy marked by a “ funny script packed with typically weird and wonderful characters ” (Variety). Written and directed by Jones, Erik the Viking delivers that inimitable Python humor and “ consistently entertains ” (The New York Times) !

Ever since he accidentally killed a girl he was just getting to like, Erik (Robbins) has been moody. Fed up with the emptiness of life in the Dark Ages, he leads a quest to wake the gods and bring back the sun… and the girl, if she’ll have him. But along the way, Erik will have to face formidable obstacles, including a dragon with hay fever, tone-deaf islanders who love to sing, and a warlord (Cleese) who likes his ages dark and nasty !

The origin of the film

The film Erik the Viking is based on a children”s book of the same name that I [Terry Jones] wrote for my son Bill in 1984.

I’d written a book of fairy tales for my daughter Sally when she was five, so I thought I ought to do the same for Bill. But he said he wanted a continuous story, so I constructed a string of stories around the adventures of a band of Viking warriors who set off in search of the Land Where The Sun Goes At Night.

I’d read some of the Icelandic Sagas way back when we were making Monty Python the TV series (see Njall’s Saga in the third series), but I’d been surprised that they weren’t more full of magic and monsters. Instead they tend to be fascinating (but rather pedestrian) accounts of which family moved into which valley and who murdered who as a result. Scarcely any magic at all. So I decided to construct my own version of the Sagas — more in line with how I’d expected them to be.

The film doesn’t follow the stories in the book, although some do appear (in different forms), and the aim of Erik’s quest is no longer to find the Land Where The Sun Goes At Night. Instead, Erik is a Viking who is disillusioned with the life of raping and pillaging — “ Where does it get us ? ” he asks his grandfather.

He discovers that he is living in the Age of Ragnorok [sic], when Fenrir the Wolf has swallowed the sun. It is an axe-age, a sword-age, when brother will fight against brother until the world will finally be destroyed — unless he can cross the Bi-Frost [sic] the Rainbow Bridge, and go to Valhalla to wake the gods.

Jones, Terry (2007 [1989]). Erik the Viking. The Director’s Son’s Cut, DVD-Video, couleur, Beverly Hills, Erik the Viking Film Productions — Metro-Goldwyn-Mayer Studios Inc. — Twentieth Century Fox Home Entertainment, 79 minutes.

Stéphane Thibault >_

28 février 1835. Publication du premier Kalevala ou Les vieilles chansons caréliennes du peuple finnois d’antan.

Les territoires de la Finlande actuelle sont devenus, vingt-cinq ans plus tôt, Grand-Duché de Russie après trois siècles passés aux marches du Royaume de Suède. Mais ce 28 février 1835, sans crier gare, l’auteur de la publication du Kalevala vient de hisser le peuple finnois au-delà de ses territoires et de sa mémoire même, à hauteur de l’humanité tout entière : la somme poétique qu’il a moissonnée auprès de ses obscurs frères de langue et de chants est sans précédent, et déjà cette première version du Kalevala, sans équivalent dans l’héritage de l’humanité, est par sa densité une contribution unique à la mémoire collective des hommes de tous temps.

Lönnrot, Elias (1991 [1849]). Le Kalevala, Épopée des Finnois, trad. du finnois, présenté et annoté par Gabriel Rebourcet, Paris, Gallimard — NRF, coll. « L’aube des peuples », t. I, p. 7.

Stéphane Thibault >_

Le chaos

Au début, avant que les cieux, la terre et la mer fussent créés, l’immense gouffre de Ginnungagap était informe et vide, et l’esprit de Fimbultyr s’est transporté vers l’abîme jusqu’à ce que des rivières glacées, s’écoulant de Niflheim, entrent en contact avec les flammes ardentes de Muspell. C’était avant le chaos.

Et le père universel a dit : que les gouttes de vapeur se changent en être vivant, et le géant Ymir est né au milieu de Ginnungagap. Il n’était pas un dieu, mais le père de toute la lignée des géants du mal. C’était le chaos.

Le cosmos

Et Fimbultyr a dit : que Ymir soit abattu, et que l’ordre soit rétabli. Et aussitôt Odin et ses frères, les brillants fils de Buri portèrent à Ymir une blessure mortelle, et de son corps ils façonnèrent l’univers : avec sa chair, la terre ; avec son sang, la mer ; avec ses os, les roches ; avec ses cheveux, les arbres ; avec son crâne, les voûtes du ciel, et avec ses cils, la forteresse de Midgard. Les dieux ont ensuite créé l’homme et la femme à leur image à partir du tronc de deux arbres, et ils leurs ont insufflé la vie. Askur et Embla sont devenus des êtres vivants, ils ont reçu pour résidence un jardin à Midgard pour eux et pour leurs enfants, et cela jusqu’à la fin du monde. C’était le cosmos.

La famille des dieux

Les dieux eux-mêmes vivaient dans l’Asgard. Certains d’entre eux appartenaient à la race puissante des Ases : le père universel Odin, et Frigg sa reine, Thor le détenteur de Mjölnir, Baldur le bon, Tyr le manchot, Bragi le forgeron, Idun aux pommes de jouvence, et Heimdall, le gardien d’Asgard. Les Vanes appartenaient à une autre lignée, aimable et douce : Njörd, Frey et Freyja, la déesse de l’amour. Mais au milieu de l’Asgard, en relation quotidienne avec les dieux, le serpent visqueux Loki, l’ami des géants, se contorsionnait.

Les Vikings offraient des sacrifices à ces dieux, leur adressaient leurs prières.

[L]a vie à Asgard

La plupart de ces dieux étaient vénérés sur les champs de bataille, terrain d’élection des Vikings ils espéraient y survivre, mais aussi y mourir un jour. Car si les nornes, personnifications du destin, leur permettaient de tomber l’épée à la main, ils ne descendaient pas jusqu’aux tréfonds de Hel. Ils étaient portés par les Valkyries jusqu’à Valhalle, où leur était insufflée une nouvelle vie et où, mieux encore, ils pouvaient poursuivre leur vie antérieure au contact des dieux. Les Ases faisaient leur bonheur de joyeuses ripailles où l’hydromel coulait à flot des cornes et où s’échangeaient paroles de sagesse et traits d’esprit. Ou alors ils se livraient à des jeux martiaux avec à la main une lance ou une épée acérée. Ils tenaient conseil sous le frêne Yggdrasil et s’ils se risquaient hors des murs de l’Asgard, c’était l’appel de l’amour ou pour livrer bataille aux géants, leurs ennemis depuis l’origine.

Les dieux au ciel vivaient de façon analogue à leurs adorateurs sur la terre, à cette différence près que les pommes de jouvence leur garantissaient une éternelle jeunesse.

La fin de l’innocence

Mais Loki, le serpent, était parmi eux. De sombres présages attristaient le coeur de Frigg, la mère de Baldur, son fils bien aimé. Son esprit ne fut pas en repos avant qu’elle n’ait obtenu de tous ceux qui auraient pu lui faire du mal la promesse de n’en rien faire. Baldur le bon, alors qu’il n’avait plus rien à craindre, et c’est avec insouciance qu’il accepta de servir de cible tandis que les dieux lui lançaient des javelots, des pierres et d’autres armes dont aucune n’atteignait son but. Mais le serpent Loki était plus subtil que toute autre créature créée par Fimbultyr à l’intérieur ou à l’extérieur de l’Asgard. Il alla trouver Höd, le dieu aveugle, plaça entre ses mains du gui, dirigea son bras et Baldur périt, quitta les joies de Valhalle pour la blême Hel, et ne s’en retourna jamais. Loki fut ligoté et torturé, mais l’innocence première avait déserté l’Asgard. Des guerres sanglantes éclatèrent entre les hommes ; des frères tuèrent leurs frères ; [l]es péchés de la chair gangrenèrent la société des hommes ; le parjure prit la place de la vérité. Les éléments eux-mêmes furent affectés. C’est alors que survint l’hiver de trois ans Fimbulvetur, un blizzard et des tempêtes de neige qui ôtèrent toute joie au soleil.

Ragnarök

L’apocalypse approche. Tous les liens, toutes les chaînes qui unissent le ciel à la terre sont rompus, et les forces du bien et du mal s’engagent dans une guerre d’extermination réciproque. Loki s’avance avec le loup Fenrir et le serpent de Midgard, ses propres enfants, avec les géants et avec Surt, qui met le monde à feu et à sang. Odin s’avance avec les dieux et ses champions. Ils rencontrent leurs adversaires, combattent et tombent. Le loup avale Odin, mais Vidar le silencieux immobilise la mâchoire inférieure du monstre avec son pied, s’empare avec la main de l’autre mâchoire et lui arrache la gueule jusqu’à ce que mort s’en suive. Freyr se mesure à Surt, et des coups d’une violence inouïe sont échangés avant qu’il ne s’effondre. Loki et Heimdall se battent à mort, de même que Tyr et le chien Garm de la caverne de Gnipa. Thor abat le serpent de Midgard avec son marteau M[j]ölnir, mais tombe mort lui-même terrassé par le venin du serpent après avoir reculé de neuf pas seulement. La fumée enveloppa ensuite le frêne Yggdrasill, les flammes atteignirent les cieux, et les tombes des dieux, des géants et des hommes furent englouties dans la mer. La fin approchait. C’était Ragnarök, le crépuscule des dieux.

La terre émerge à nouveau

Mais l’aube radieuse succède à la nuit. La terre redevenue verte émerge à nouveau de l’océan. Là où des mouettes ne pouvaient trouver le moindre repos sur une mer déchaînée, de grasses prairies ni labourées ni semées s’offrent à présent au soleil et ondulent sous la brise. Les dieux s’éveillent à la vie, et Baldur les rejoint. Et voici le puissant Fimbultyr, celui qui traverse les éternités. Le dieu dont le poète de l’Edda n’a pas osé prononcer le nom. Le dieu des dieux se présente aux Ases. Le moment du grand jugement est arrivé. Il réunit tous les justes à Gimli pour y vivre à jamais en paix et dans la joie. Mais les parjures, les assassins et ceux qui sont coupables d’adultère devaient attendre jusqu’à ce qu’ils soient purgés du mal. C’est le temps de la regénération.

Telles sont les grandes lignes de la religion des vikings, et les lois établies par Odin à l’intention des hommes. Les Eddas islandaises les rapportent ainsi.

Fils et filles d’Odin

Nous transmettons ce livre aux hommes dans l’espoir qu’il puisse aider quelque fils ou fille d’Odin à frayer son chemin jusqu’aux fontaines d’Urd et de Mimir et jusqu’aux pommes de jouvence d’Idun. Le fils ne doit pas dissiper mais cultiver sagement ce que son père lui a légué. Il faut chérir, maintenir et faire fructifier ce que le passé nous a laissé. Le bien ainsi prospérera de génération en génération. Le passé est le miroir du futur.

Thorisson, Jón (1997). Les dieux vikings. Les plus belles pages de l’Edda de Snorri Sturluson, trad. de Gérard Lemarquis, illustrations de Lorenz Frölich, mise en couleurs par Eggert Pétursson, Reykjavík — Gotembourg — Oslo, Éd. Gudrun, p. 10-13.

Stéphane Thibault >_

À la lumière du descripteur officiel et en vous appuyant sur un minimum de trois exemples présentés en classe tirés de périodes ou d’aires culturelles différentes, expliquez ce que signifie le concept de religion dans l’expression : « Religions de l’Occident ancien ».

Longueur de l’essai : 2-3 p.
Date de remise : 15 avril