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Stéphane Thibault >_

Un humain pouvait échapper au système de justice civile s’il sollicitait la protection d’un dieu, situation envisagée dans les clauses de lois sacrées, comme celle de Pergame. Un criminel pouvait venir voir le dieu en tant que suppliant, hikétès, et obtenir la purification de son crime. Les temples des dieux étaient des endroits où les représentants de la justice humaine ne pouvaient pénétrer : tous avaient en effet autour de leur autel un espace protégé par l’asylia, ou sanctuaire. Le hikétès restait dans le temple jusqu’au moment où il recevait la purification de son crime.

Potter, David (2004). « La religion hellénistique », dans Andrew Erskine (dir.), Le Monde hellénistique, Espaces, sociétés, cultures 323-31 av. JC, ch. XXIV, Rennes, Presses Universitaires de Rennes, p. 518.

Stéphane Thibault >_

Au Xe siècle, Olympie est un sanctuaire modeste servant de lieu de rencontre en terrain « neutre » pour les dirigeants locaux de l’ouest du Péloponnèse, surtout messéniens. Au cours du VIIIe siècle, avec les nombreux sanctuaires qui accompagnèrent l’émergence de la cité, Olympie se transforma peu à peu en un site de célébration majeur, dépassant le cadre local pour devenir le lieu de convergence de toutes les cités. La date de 776 av. J.-C., généralement admise pour la fondation des « Jeux olympiques », relève du calcul d’un érudit du Ve siècle av. J.-C. et l’intensification de l’activité du site, révélée par la nette augmentation des offrandes […], pourrait effectivement refléter l’institution de concours athlétiques sur le site du sanctuaire au milieu du siècle.

[…]

Aux concours olympiques (en l’honneur de Zeus) et pythiques (en l’honneur d’Apollon) vinrent s’ajouter ceux de l’Isthme de Corinthe (en l’honneur de Poséidon) et ceux de Némée (en l’honneur de Zeus), qui constituèrent un cycle de quatre fêtes (périodos) où pouvaient successivement s’illustrer les athlètes de tout le monde grec.

Pirenne-Delforge, Vinciane (1999). « Deuxième partie. Religion grecque », dans Yves Lehmann (dir.), Religions de l’Antiquité, Paris, Presses Universitaires de France, coll. « Premier cycle », p. 125-126.